Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, président de l’UPG.

Le président de l’Union du peuple gabonais (UPG-Loyaliste) semble de plus en plus rêver de son investiture comme candidat unique du Front de l’opposition pour l’alternance.

En choisissant de convoquer, le 5 mars prochain, un congrès dont l’objectif annoncé est la désignation, par les militants, d’un candidat devant prendre part à la primaire du Front de l’opposition pour l’alternance, le président de l’aile dite «loyaliste» de l’Union du peuple gabonais (UPG) était sûr de son coup. Jean de Dieu Moukagni-Iwangou semble même certain de l’emporter haut la main, d’autant que, vraisemblablement, à moins d’être l’unique candidat, il ne devrait pas avoir beaucoup de mal à taire les quelques velléités qui pourraient survenir au sein du parti dont il a a charge depuis son divorce d’avec le groupe de Mathieu Mboumba Nziengui et Bruno Ben Moubamba, il y a plus d’un an.

Le président de l’UPG-Loyaliste s’est montré plutôt offensif dans un récent entretien accordé à l’hebdomadaire Jeune Afrique, affirmant sans ambages et à son profit qu’«une troisième voie est possible». Jean de Dieu Moukagni-Iwangou ferait-il le poids devant le candidat de la majorité au pouvoir ? Si d’aucuns le présentaient déjà, il y a plusieurs mois, comme l’un des plus crédibles postulants à la magistrature suprême, l’épisode de sa nomination ratée au gouvernement en septembre dernier, la révélation de ses entretiens avec des proches collaborateurs du président de la République puis avec Ali Bongo lui-même, n’ont-ils pas entaché son image d’opposant immaculé ? Les mois qui viennent devront nous édifier…

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