Face à la dégradation de la qualité du service, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) promet des sanctions.

Après de nombreuses mises en demeure et autres rappels à l’ordre ayant, pour certains, débouché sur des amendes, les opérateurs de téléphonie mobile pourraient bientôt être sous le coup de nouvelles sanctions. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) envisage de convoquer l’une des dispositions de l’article 31 de la loi portant réglementation du secteur des télécommunications au Gabon. Concrètement, les opérateurs de téléphonie mobile pourraient tomber sous le coup de «la réduction de la durée de la licence ou de l’autorisation pour un an au plus, le retrait de la licence ou de l’autorisation».

En effet, malgré les mises en demeure, les réunions visant à trouver des solutions aux difficultés enregistrées dans le secteur, les opérateurs privés n’ont jamais songé à améliorer la qualité de leurs services, en dépit de quelques tentatives portant notamment sur la qualité de la voix ou l’achat de groupes électrogènes pour des antennes de relai. Plusieurs mois après, une forte dégradation de la qualité de services a été constatée, l’Arcep n’ayant pas manqué de fustiger l’«absence de réaction appropriée des opérateurs».

Selon l’autorité de régulation, «l’examen des statistiques révèle que cette dégradation est consécutive aux insuffisances de l’optimisation de la cohabitation des réseaux 2G, 3G et 4G ; à des problèmes de maintenance, et dans une certaine mesure à des problèmes d’énergie». Un délai de 60 jours a donc été fixé aux opérateurs de téléphonie mobile pour trouver des solutions à la mauvaise qualité du réseau, conformément au seuil fixé dans les cahiers des charges annexés à leurs licences respectives.

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