La situation de la dette intérieure fait des vagues parmi les fournisseurs de l’État, installant une atmosphère conflictuelle. D’où les explications du ministre du Budget.

La gestion budgétaire des années antérieures a conduit à une accumulation d’arriérés de paiement. Le ministre du Budget et des Comptes publics a tenu à apporter des éclairages sur cette question, lors de la rencontre avec le patronat, le 15 mars courant. Selon les chiffres officiels communiqués par Christian Magnagna, la dette officielle reconnue et enregistrée dans les comptes de l’État et en attente de paiement s’élève, à ce jour, à 200,9 milliards de francs.

Ce stock d’arriérés se décline comme suit : 79 milliards de francs au titre des ordonnances budgétaires en attente de règlement ; 46 milliards de francs (instances Agence nationale des grands travaux) ; 19,8 milliards de francs (retenues sur solde en attente de reversement) ; 14,7 milliards (dette SEEG) ; 7 milliards de francs (dette Gabon Telecom) et 33,8 milliards de francs au titre de la dette publique intérieure. À ces différentes rubriques, s’ajoutent les arriérés TVA s’élevant à environ 225 milliards de francs à fin février courant. «La loi des finances a prévu une dotation d’environ 153 milliards de francs pour les remboursements de la TVA. À la fin février 2016, nous avons déjà payé 10,3 milliards de francs dont 7,089 milliards de francs au titre des arrières 2015», a indiqué le ministre délégué à l’Économie, relayé par le quotidien L’Union.

Le ministre du Budget a également évoqué, sans en révéler le montant, l’existence de la dette dite «non officielle», car générée en dehors de toutes les procédures budgétaires légales. Christian Magnagna a, toutefois, annoncé qu’une commission d’évaluation et de certification est actuellement à pied d’œuvre. «À l’issue de celui-ci, les dossiers validés seront pris en charge dans le cadre de la dette intérieure», a-t-il indiqué.

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