Conférence de presse du général Mokoko (à droite), Guy-Brice Parfait Kolelas (au centre) et André Okombi Salissant (à gauche) à Brazzaville, le 18 mars 2016.© Manu Pochez / RFI

Après avoir mobilisé et harangué les foules tout au long de la campagne électorale, le Général Mokoko s’est vu attribuer un minable score de 7% par les services de Sassou Nguesso. Le tout sous le regard complice de la communauté internationale.

Ceci devrait pourtant servir de leçon à ces gabonais qui – sur la base de l’accueil chaleureux que leur offrent les populations Bantou (foncièrement hospitalières) de l’intérieur du pays – sont euphoriques et se sentent déjà propulsés à la tête de l’état gabonais.

En effet, en voyant ces hommes, femmes et enfants de l’intérieur du pays se mobiliser à leur arrivée, certains ont l’illusion d’avoir conquis les cœurs de ces populations qui en réalité ne font qu’exprimer au travers de cette mobilisation, leur ras le bol envers la famille Bongo.

La mobilisation que l’on voit par ci par là lors des déplacements de certains électoralistes gabonais n’est donc pas synonyme d’adhésion au projet de société de ceux qui ne nous ont offert pour l’instant que des carnets d’adresse périmés et les biens mal acquis comme uniques instruments de conquête du pouvoir. Il n’y a donc pas de projet sérieux. Le peuple qui n’est pas bête va donc adhérer à quoi? C’est de l’illusion.

L’exemple du Congo vient tout simplement de nous montrer que l’élection n’est plus une option pour les populations qui réclament l’alternance au Gabon depuis des années.

Curtis Mabika
Rapporteur Général, 3e Voie/DTE
Secrétaire Exécutif, Bongo Doit Partir-Modwoam

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here