Au Gabon, la Commission électorale nationale permanente et autonome (Cenap) a retenu 14 candidatures pour l’élection présidentielle du 27 août prochain, dont celle du chef de l’Etat sortant Ali Bongo Ondimba. A 57 ans, le président Bongo, accusé d’inéligibilité par ses détracteurs, affrontera notamment d’anciens caciques du régime aujourd’hui dans l’opposition. Des opposants ont déposé ce mardi un ultime recours pour contester la candidature d’Ali Bongo devant la Cour constitutionnelle.

Ali Bongo semble ironiser et les Gabonais se lasser. Le 9 juillet, le jour de dépôt de sa candidature, Ali Bongo lançait à une foule : « Est-ce que je suis étranger ? Je viens d’où ? » Réponse en chœur de ses partisans : « du Gabon ». La Cenap a validé le dossier du président sortant et n’a pas estimé qu’il était dans ses prérogatives de juger, sur le fond, l’acte de naissance fourni. L’opposition évoque la production d’un nouvel acte de naissance, ce qui en soi n’est pas faux, selon un juriste, mais n’a rien d’illégal puisqu’il s’agit de la transcription de l’acte produit par Nantes il y a quelques mois.

La mairie du IIIe arrondissement de Libreville, qui a transcrit le nouvel acte a commis une erreur, Albert Bernard Bongo est devenu El hadj Omar Bongo Odimba, et Alain Bernard Bongo, Ali bongo. Les noms récents de feu Bongo et du président actuel auraient pourtant dû être mentionnés en marge dans l’acte de naissance. « Cette erreur de retranscription matérielle ne constitue ni un vice de fond ni de forme », affirme un juriste.

Le feuilleton va se poursuivre devant la Cour constitutionnelle qui dira si Ali Bongo est en porte-à-faux avec l’article 10 alinéa 2 de la Constitution qui énonce qu’une personne ayant acquis la nationalité gabonaise ne peut se présenter à la présidentielle.

Je vous dis qu’il y a beaucoup d’entraves occasionnées par la Cenap.
François Ondo Edou

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