Au Gabon, la fin de mois est difficile pour les fonctionnaires dont le salaire est payé par La Poste. Ce lundi, le personnel de La Poste réclamant le paiement de leurs propres salaires sans retard a déclenché une grève générale illimitée. Le service minimum n’a pas suffi pour épargner de la galère les fonctionnaires venus percevoir leur solde de fin du mois.

La police appelée au secours tente de contenir la foule de fonctionnaires venus percevoir leur salaire. Restés longtemps debout, serrés dans les rangs et sous le soleil, les fonctionnaires sont au bout des nerfs.

« Le seul jour où l’on vient prendre l’argent, il faut que l’on nous humilie sous le soleil, il faut que l’on se batte avec les forces de l’ordre. On a besoin de notre argent, c’est quoi cette histoire ? », s’indigne une femme. A ses côtés, une fonctionnaire interpelle directement les employés de La Poste : « Il faut dire aux gens de La Poste de nous laisser partir librement, nous allons aller dans les banques que l’on veut. Nous ne sommes pas des esclaves de La Poste ».

La Poste endettée

Les fins de mois sont certes devenues chaotiques devant les guichets de La Poste, mais ce 25 juillet a été particulièrement pénible à cause de la grève, comme en témoigne Jean Clair Mboutsou Ditengou, secrétaire général du syndicat des postiers : « Nos salaires ne sont plus versés à date. Il se trouve que le redressement de la Poste et de la banque ne sont pas au rendez-vous. Si on doit licencier qu’on se retrouve et que l’on discute de tous les moyens d’accompagnement qui vont avec ».

La direction n’a pas souhaité réagir. Il reste que La Poste gabonaise est au bord de la faillite. Elle doit 75 milliards de francs CFA à ses épargnants, 9 milliards auprès de La Poste française et 5 milliards à Western Union. En dehors des salaires, bourses et pensions de retraite, tous les autres retraits sont gelés en attendant une bouée de sauvetage de l’Etat unique actionnaire de La Poste.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here