Le principal opposant pour la présidentielle gabonaise, Jean Ping, entouré de Guy Nzouba Ndama (gauche) et Casimir Oye Mba (droite), lors d'un meeting à Libreville le 16 août 2016 pour officialiser leur alliance pour la présidentielle. © SAMIR TOUNSI / AFP

A peine leurs «chefs de file» se sont-ils unis, le 16 août, que déjà les membres des différentes composantes se sont mis au travail à l’unisson. L’opinion sent une bonne complémentarité entre les cadres qui entouraient les différents candidats !

Que ce soit Jean de Dieu Moukagni Iwangou ou Jean Gaspard Ntoutoume Ayi qui soutenaient la candidature de Casimir Oyé Mba, Alexandre Barro Chambrier ou Frédéric Massavala qui soutenaient la candidature de Guy Nzouba Ndama, ou René Ndémézo’o Obiang et Thierry d’Argendieu Kombila qui soutenaient celle de Jean Ping, l’opinion note avec quelle rapidité et avec complémentarité ces chefs de partis et cadres travaillent pour la victoire de leur «candidat consensuel».

On le voit lors des meetings, comme celui de dimanche dernier au rond-point d’Awendjé. On le note aussi lors des débats diffusés sur la chaîne Africa 24. On peut dès lors se demander un hiérarque de la présidence de la République ne s’était pas trompé en estimant qu’il y aurait «du ressentiment» chez les partisans de l’ancien Premier ministre, Casimir Oyé Mba, et chez ceux de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama, à l’égard de Jean Ping.

Travail à l’unisson

Quand on voit Moukagni Iwangou discuter, en aparté, avec Jean Ping, comme cela s’est fait dans la Ngounié, à la fin de la semaine dernière, et quand on voit Jean Gaspard Ntoutoume Ayi décliner, à la télévision, les grandes lignes du programme de Jean Ping sur la protection sociale, on se dit qu’il s’est passé quelque chose… Alors, y a-t-il vraiment du ressentiment ou celui-ci s’est-il estompé comme par magie ? On a de la peine à le croire.

Dans cette nécessaire mutualisation des énergies, le nouvel état-major de campagne a visiblement désigné des porte-paroles thématiques dans l’équipe. Alexandre Barro Chambrier s’occupe vraisemblablement des questions économiques ; Jean Gaspard Ntoutoume Ayi qui connaît un bon rayon sur les questions relatives à la protection sociale, porte visiblement un regard sur la communication ; le Dr. Jonathan Ntoutoume Ngome est le porte-parole de la thématique Réformes politiques et institutionnelles, tandis que Thierry d’Argendieu Kombila semble s’occuper de toutes les autres questions sociopolitiques, sans bien sûr négliger, du fait de son background d’ancien journaliste et conseiller au CNC, celles liées à la communication. De même, les questions stratégiques sont abordées avec des universitaires tel qu’Anaclé Bissiélo et des juristes tel que Me Fabien Méré. Depuis la désignation du candidat unique de l’opposition chez Zacharie Myboto, et la célébration de celle-ci devant plusieurs dizaines de milliers de Librevillois au rond-point de Nkembo, chacun y va de son apport, de son expérience, oubliant les préjugés, rancœurs et animosités qui aient pu exister autrefois

«Des signes annonciateurs de quelque chose»…

Cette extraordinaire cohésion des équipes, cette complémentarité donnent de ces équipes l’image d’un groupe mu par le seul intérêt général. Elles suscitent de l’intérêt dans l’opinion. Elles sont sans aucun doute à la base de l’effervescence que connaît l’opinion actuellement. Les équipes travaillent ensemble avec entrain et enthousiasme pour que le succès soit effectivement au rendez-vous au soir du 27 août prochain.

En tout cas, «cette cohésion, cette complémentarité, et l’intérêt suscité dans l’opinion sont des signes annonciateurs de quelque chose», estime un membre du Rassemblement Héritage et Modernité.

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