Chers compatriotes :

Le vote qui vient d’avoir lieu ce samedi 27 août 2016 n’a fait que confirmer une vérité classique que je ne cesse de tambouriner depuis le lancement du mouvement « Bongo Doit Partir » en décembre 1998 : Aucun Bongo n’a jamais et ne peut gagner une élection transparente au Gabon.

Autrement dit, comme je l’ai toujours dit, dans un Gabon assoiffé de liberté et de changement tel que constaté depuis 1989, on mettrait un chien face aux Bongo que les Gabonais s’empresseraient de voter pour le chien.

Que cela soit Jean Ping, Raymond Ndong Sima, Bruno Ben Moubamba, Maganga Moussavou ou autre qui ait été mis en avant comme candidat unique ou pas face à Ali Bongo ou Omar Bongo avant lui, ou que cela soit un chien, cela n’aurait rien changé : les Gabonais auraient choisi le chien.

C’est dire qu’il n’y a aucune élection que les Bongo eurent pu gagner au Gabon si le système avait été juste, transparent et démocratique :

– en 1993, le Peuple avait choisi Paul Mba Abessole, mais le régime tricha et utilisa la force militaire pour se maintenir ;

– en 1998, le Peuple avait choisi Pierre Mamboundou, mais le régime tricha et utilisa la force militaire pour se maintenir ;

– en 2005, le Peuple avait encore choisi Pierre Mamboundou, alors présenté en quasi candidat unique de l’opposition, à un moment où l’opposition n’avait en lice que deux candidats (Mamboundou et Myboto) et aucun Fang, mais le régime tricha et utilisa la force militaire pour se maintenir ;

– en 2009, le peuple avait, de l’avis désormais quasi unanime de tout le monde, choisi André Mba Obame, malgré la multitude des candidats, mais le régime tricha et utilisa la force militaire pour se maintenir.

En 2016, le Peuple vient de confirmer sa tendance radicale et est resté inébranlable dans sa logique de changement : la balance à cette élection semble clairement pencher du côté de Jean Ping, comme ce fut le cas pour Paul Mba Abessolo en 1993, pour Pierre Mamboundou en 1998 et 2005, et pour André Mba Obame en 2009.

Mais une vérité reste également incontournable : le système gabonais est tout sauf démocratique et transparent. Comme en 1993, 1998, 2005, 2009, le régime des Bongo voudra encore tricher et utiliser la force militaire pour se maintenir. On en voit déjà des signes annonciateurs ici et là.

C’est dire que c’est maintenant que le plus dur va commencer car les Gabonais, après avoir confirmé leur soif de changement par les urnes comme en 1993, 1998, 2005 et 2009, vont maintenant devoir répondre, peut-être pour cette dernière occasion qui se présente à eux avant 2023, à la question fondamentale : voudront-ils encore, comme en 1993, 1998, 2005 et 2009, se contenter d’avoir des « président élus » qui n’accèdent jamais au pouvoir, ou vont-ils, de manière définitive, devoir faire usage de la force démocratique de la rue pour, enfin, faire valoir ce qui leur revient de droit depuis 1993, c’est-à-dire une victoire du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple ?

Parce que ce scrutin dépasse très largement, à mes yeux, le cadre de la simple personne de Jean Ping, parce que ce scrutin peut soit déterminer la fin immédiate du régime des Bongo soit amener à la continuité d’une dynastie honnie et rejetée par les Gabonais tout au long de sa cinquantaine d’années d’existence maudite, la rue, au Gabon, va devoir parler ou… se taire à jamais.

Parce que les Gabonais, grâce au travail de radicalisation de la conscience politique nationale opéré par les uns et les autres au fil des années, sont plus que jamais radicalisés et comprennent désormais que sans une démarche qui passerait par la force démocratique de la rue, 2016 risquerait d’être comme 2009, il est impératif que la logique de la rue s’installe immédiatement et aille à son terme le plus logique.

Si, donc, comme nous le souhaitons, la rue décide de parler, parce que passage obligé pour ne plus se contenter de « présidents élus » n’accédant jamais au pouvoir, elle devra parler haut et fort de la manière suivante :

1) Tout faire pour pousser Ali Bongo à la fuite : toute idée d’un Ali Bongo se maintenant au pouvoir pour une « transition démocratique » en octobre est à bannir ; si Ali Bongo doit quitter le pouvoir, c’est maintenant qu’il doit partir et il faut absolument le pousser à la fuite immédiatement ; il n’y a qu’avec la fuite d’Ali Bongo qu’un espace se créera pour une transition assurée et contrôlée par le Peuple ; et il n’y a qu’à ce prix qu’un écroulement du régime propice aux réformes attendues par les Gabonais pourra s’obtenir ;

2) Tout faire pour maintenir tout au long de cette semaine l’électorat dans les rues, tant dans les provinces qu’à Libreville, de manière à pouvoir répondre du tic-au-tac à toute velléité du régime en place de proclamer une victoire de Bongo que tout le monde sait impossible; au besoin, il faut commencer immédiatement par prendre d’assaut les gouvernorats et les préfectures et chasser tous les gouverneurs qui ne se rallieront pas immédiatement au Peuple.

Il sera illusoire d’attendre d’Ali Bongo qu’il reconnaisse simplement, sans broncher, sa défaite par les urnes.

Mon appel est donc simple : c’est de la rue et uniquement dans la rue que les Gabonais imposeront leur volonté, pour que, justement, 2016 ne soit pas comme 2009.

Aux Gabonais, donc, qui ne veulent plus se voir voler leur vote, la chose est simple : chacun avec ses mains nues, chacun avec son pilon, chacun avec sa fronde, chacun avec son caillou, chacun avec sa branche de palmier, chacun avec ce que chacun peut utiliser comme outil de résistance par tous moyens, dans les quartiers tout comme dans les rues, dans la diaspora tout comme sur les réseaux sociaux, la résistance insurrectionnelle doit s’organiser.

L’impératif le plus immédiat de cette résistance, notamment dans son étape première, est de désigner immédiatement, puis de chasser les ennemis du Peuple.

Autrement dit :

– Ali Bongo doit quitter le pays immédiatement.
– Sylvia Bongo Ondimba doit quitter le pays immédiatement.
– Pascaline Bongo Ondimba doit quitter le pays immédiatement.
– Tous les petits Bongo Ondimba doivent quitter le pays immédiatement.
– Joséphine Kama dite « Patience Dabany » doit quitter le pays immédiatement.
– Jean Boniface Assélé doit quitter le pays immédiatement.
– Alain Claude Bilie By Nze doit quitter le pays immédiatement.
– Madeleine Mborantsuo doit quitter le pays immédiatement.
– Pacôme Moubelet Boubeya doit quitter le pays immédiatement.
– René Aboghe Ella doit quitter le pays immédiatement.
– Daniel Ona Ondo doit quitter le pays immédiatement.
– Richard Auguste Onouviet doit quitter le pays immédiatement.
– Lucie Milebou-Aubusson doit quitter le pays immédiatement.
– Seydou Kane et toute sa famille doivent quitter le pays immédiatement.
– Toute la famille de Maixent Accombessi doit quitter le pays immédiatement.
– Les généraux qui ne se rallieront pas immédiatement au Peuple doivent quitter le pays immédiatement.

Ceci ne sera que la toute première étape. Personne au Gabon ne répondra de la sécurité de ces lascars.

Il faut chasser Ali Bongo. Un point, un trait.

Vive le Gabon ! Vive la nouvelle République !

Fait le 27 août 2016 à Montclair, New Jersey, Etats-Unis d’Amérique.

Dr. Daniel Mengara
Président, Bongo Doit Partir-Modwoam

P.O. Box 3216 TCB
West Orange, NJ 07052, USA
Tél. : (+1) 973-447-9763

Home


https://www.noussommesla.org

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here