Capture d'écran du site internet du journal gabonais Echos du Nord

Au Gabon, les forces de l’ordre ont fait une descente, jeudi matin, au journal Echos du Nord, réputé proche de l’opposition. Une vingtaine de personnes, journalistes et personnel administratif ont été arrêtées. Selon son directeur de publication, les agents cherchaient des responsables du journal.

Neuf journalistes ont été interpelés, selon le gouvernement gabonais. Une vingtaine de personnes au total, selon la direction du journal, qui affirme que des salariés administratifs par exemple ont également été embarqués par les policiers. Des policiers en civils, armés de pistolets automatiques, et qui auraient cassé des téléphones en faisant irruption dans la rédaction des Echos du Nord.

Le porte-parole du gouvernement gabonais, Alain-Claude Bilie By Nze, explique que ces interpellations font suite à la publication d’un article mettant en cause de hauts officiers gabonais, et notamment un général, accusé d’avoir préparé une tentative de coup d’Etat et qui aurait pour cette raison été arrêté. Article mensonger, selon le gouvernement gabonais, et sur lequel les journalistes interpelés sont donc sommés de s’expliquer.

Les Echos du Nord est un journal d’opposition, réputé pour son hostilité au régime en place. Son directeur de publication, Désiré Ename, dénonce un « Etat voyou » et déplore que les autorités n’aient pas suivi « les voies de droit », par exemple en portant plainte pour diffamation.

Je trouve regrettable que le pouvoir soit en train de chercher des subterfuges alors que nous avons des voies de droit si des gens s’estiment lésés.
Désiré Ename

Par RFI Publié le 03-11-2016 Modifié le 04-11-2016 à 03:11

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