Bruno Ben Moubamba, ministre de l'Urbanisme

Une douzaine de partis de l’opposition s’engage à œuvrer en rangs serrés pour la participation au dialogue envisagé par Ali Bongo et aux législatives de décembre.

Une coalition des partis politiques de l’opposition vient de voir le jour : l’alliance nouvelle de l’opposition (ANO). Elle a marqué son entrée dans le paysage politique via la signature d’une charte par 12 partis politiques le 23 novembre à Libreville.

L’objectif de cette plateforme politique, composée des anciens partis de la Convention des partis démocrates et républicains de l’opposition (CPDRO) et de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR) de Bruno Ben Moubamba, est de « fédérer leurs actions en vue de réaliser par des moyens démocratiques en République gabonaise, une alternance politique crédible », a expliqué Simon Evouna, le président du Parti socialiste unifié (PSU).

Selon Simon Evouna, la signature de la charte a été précédée par une assemblée générale organisée de la coalition, au cours de laquelle Bruno Ben Moubamba a été élu président de l’ANO. Ce dernier a fixé le cap des actions de la nouvelle plateforme : mobiliser les ressources humaines pour assurer une part active au dialogue envisagé par Ali Bongo, mutualiser avec ses pairs les stratégies et tactiques « aux fins d’aborder avec des chances de réussites accentuées les prochaines échéances électorales ».

Convaincu que le pays vient d’inaugurer un nouveau cycle politique, il a appelé à l’engagement véritable de signataires de la charte pour «occuper rationnellement le terrain et s’implanter durablement sur un espace troublé depuis la dernière élection présidentielle», tout en demandant aux militants des partis de l’ANO de les «accompagner vers la terre promise». De même, il a invité les autres partis politiques à les rejoindre dans cette « nouvelle espérance actualisée ».

«Nos compatriotes ont besoin d’un autre type de leadership politique qui magnifie la puissance des idées et des projets pour la collectivité, et qui bannit le rejet et l’ostracisme qui sont des véritables contre valeurs rejetées universellement », a-t-il indiqué en guise de ligne de conduite de la coalition.

La nouvelle coalition est composée des partis ci-après : le Front d’égalité républicaine (FER) de Bonaventure Nzigou Manfoumbi, le parti du peuple uni (PPU) de Jacques Roungou, le Mouvement démocratique pour la justice sociale (MDJS) de Pierre Anicet Mbadinga Maganga, le Parti socialiste unifié (PSU) de Simon Evouna, le (RDI) de Théodore Mayaza, le Rassemblement des Gabonais pour l’unité et la paix (RGUP) de Cyriaque Boussougou, la Cause commune pour le développement du Gabon (CCDG) de Jean Pierre Ndong Abessolo, l’Union pour le progrès national (UPN) de Daniel Tengue, l’Association pour le socialisme au Gabon (APSG) de Zanga Moukagni, le CFD de Ben de Mongariasse, l’Union gabonaise démocratique (UGD) de Boutoukou Boutoukou et de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR) de Bruno Ben Moubamba.

Auteur : Alain Mouanda

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