Face à la faiblesse avérée des taux d’assurance, le président de Fédération gabonaise des compagnies d’assurance (Fegasa) a esquissé une batterie de propositions pour doper ce secteur d’activités.

Le président de la Fédération gabonaise des compagnies d’assurance (Fegasa) s’est prêté aux questions d’oxfordbusinessgroup.com, ce 9 décembre, avec lequel il est longuement revenu sur les grands chantiers du secteur des assurances. Celui-ci est notamment caractérisé par une faiblesse des taux d’assurances.

«Malgré nos efforts pour accroître la souplesse et diminuer les prix de nos produits, nous constatons qu’une grande partie des particuliers et des sociétés ne sont pas assurés», a déploré Séverin Anguilé, soulignant notamment que dans l’ensemble des nombreux bâtiments en construction dans le pays, aucun n’est assuré.

«A cet égard, nous pensons que les politiques législatives devraient élargir leur champ d’application en ce qui concerne l’assurance obligatoire pour y inclure, entre autres, les risques de logement, les risques professionnels multiples et l’assurance de la construction», a proposé le président de la Fegasa.

Selon lui, les assureurs devraient également intensifier leurs partenariats avec le secteur privé, notamment en ce qui concerne les régimes de retraite, et accroître la sensibilisation de la population en général. «Il doit y avoir une véritable sensibilisation au sujet des avantages des produits d’assurance-vie, comme ceux qui protègent les familles, les orphelins ou les conjoints en cas de perte», a-t-il indiqué.

Étant donné que l’assurance et la pénétration bancaire sont indéniablement liées, Sévérin Anguilé a également évoqué l’importance d’un autre partenariat avec les banques avec, en ligne de mire, l’amélioration de la fiabilité du processus de débit. «Dans plusieurs cas, les clients ont opté pour le débit automatique, mais les banques ne suivent pas le service», a soupiré le président de la Fegasa.

En effet, la «bancarisation» du secteur public a entraîné l’arrivée de produits d’assurance-vie sur le marché. Or, malgré le fait que les employés ont été débités de leurs comptes, le gouvernement n’a pas payé les primes aux compagnies d’assurance. «Les dispositions légales doivent être respectées en ce qui concerne le paiement des primes de l’assuré et des réclamations de l’assureur. C’est seulement alors que le secteur peut vraiment se développer», a insisté Séverin Anguilé.

Face à cette difficulté le président de la Fegasa a ainsi présenté la technologie mobile comme une alternative intéressante aux banques. En particulier pour les commerçants, les communautés rurales, les artisans et ceux qui opèrent dans le secteur informel.

«Grâce aux services de portefeuille électronique et de paiement électronique, les compagnies d’assurance-vie ont maintenant accès à un marché qui était auparavant exclu de l’industrie», a-t-il estimé, soulignant micro-assurance reste à un stade embryonnaire avec, toutefois, un impact significatif sur les revenus.

«Je crois que les produits de micro-assurance, y compris la vie, la santé, la maison ou les multirisques, pourraient facilement être couverts par les paiements mobiles et protéger les particuliers et les petites et moyennes entreprises contre les pertes potentielles», a conclu Séverin Anguilé.

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