La crise postélectorale est toujours dans l’esprit des Gabonais depuis les violences qui ont éclaté après l’annonce des résultats, et de la victoire du président sortant Ali Bongo face à Jean Ping, le 31 août dernier. Ce dimanche, l’opposant a organisé une messe en mémoire des victimes de ces violences.

Tout de blanc vêtus, ils sont venus prier en hommage à leurs victimes dont le nombre exact n’est toujours pas connu. Pas un seul leader politique n’a pris la parole. Jean Ping et tous les leaders qui forment sa galaxie sont restés assis sur leur chaise écoutant les hommes de Dieu prêcher des messages d’espoir.

Une jeune femme a ému l’assistance. Elle a raconté comment, au plus fort de la crise, des hommes en uniforme lui ont demandé de s’asperger de l’essence et de craquer la tige d’allumette pour se brûler. Elle souffre depuis de graves brûlures et nécessite une évacuation sanitaire hors du pays.

Alexandre Barro Chambrier, président du Mouvement héritage et modernité, n’a pas pu retenir son émotion : « Ces hommages doivent être à intervalles réguliers pour rendre hommage à ces martyrs, à ces personnes, à ces innocents qui sont morts pour que la démocratie triomphe. »

Cette messe précédait l’ouverture ce lundi du dialogue national convoqué par Jean Ping pour peaufiner sa stratégie de résistance.

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