Libreville – Le Gabon exigera des précisions de la part du groupe français Veolia après les déclarations du responsable de sa filiale à Libreville dénonçant les impayés de l’Etat, en pleine renégociation du contrat de concession.

Le gouvernement gabonais exigera des précisions du groupe Veolia suite à la déclaration du directeur général de la SEEG, a déclaré mercredi le ministre de l’Eau et de l’Energie Guy-Bertrand Mapangou.

La Société des eaux et d’électricité du Gabon (SEEG, 51% Veolia, 49% Gabon) a obtenu en 1997 une concession qui expire mi-2017.

La négociation du nouveau contrat a été lancée à Libreville début juillet par M. Mapangou et le PDG de Veolia Antoine Frérot.

La filiale de Veolia peut mettre la clé sous la porte faute de pouvoir payer ses fournisseurs en raison des impayés de l’Etat et des particuliers, a déclaré mardi le directeur général de la SEEG, Antoine Boo.

M. Boo a estimé la dette de l’Etat à 65 milliards de francs CFA et celle des particuliers à 60 milliards (soit 100 et 90 millions d’euros), dans un entretien reproduit par le quotidien l’Union.

En réponse, le ministre a pointé les insuffisances de la SEEG dans un communiqué également publié dans l’Union: mauvaise fourniture d’eau et d’électricité en termes de continuité, vétusté de nombreux ouvrages, mauvaise qualité de l’accueil des usagers dans les différences agences de la SEEG…

Le ministre s’est étonné du nouveau mode de communication de la SEEG, rappelant que depuis 20 ans les discussions se font dans un cadre établi contractuellement.

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