Jean Ping s’illustre en permanence par des positions ambivalentes. A la veille de l’élection présidentielle du 27 août 2016, il a jeté l’anathème sur nos forces de défense et de sécurité (policiers et militaires). Il les a menacées de ramener aux grades inférieurs sinon de faire disparaitre carrément pour ce qui est de la Garde républicaine.

Ces révélations avaient enflammé la toile. Aujourd’hui, il appelle la même police et l’armée à le rejoindre contre les Bongos. Jean Ping veut-il faire de la police et des militaires les dindons de sa farce ?

Clôturant la série des rencontres partisanes qu’il a eue à organiser en présence des syndicats, des opposants et quelques hommes d’églises, l’opposant Jean Ping a lancé un message qui s’apparente à une déclaration de guerre dans lequel il appelle la police et l’armée à le rejoindre dans son combat de contestation de l’élection du président élu Ali Bongo Ondimba.

« Je me joins à vous, pour leur dire: rejoignez-nous pour libérer le Gabon », a lancé devant ses partisans celui qui clame tout haut avoir remporté la présidentielle d’août dernier.

Que les hommes oublient vite ! Mais, ce qu’ils ne savent souvent pas est que les faits sont têtus. Par conséquent, l’histoire qui est une science qui se construit sur la trame des faits rattrape toujours ses acteurs.

Jean Ping aurait-il oublié comment il avait semé la psychose dans les rangs des hommes en kaki suite aux fracassantes révélations qui faisaient état de ses intentions cachées parues dans la presse le 26 août 2016, veille du scrutin présidentiel, sur ce qu’il mijotait comme projet au sujet des hommes en uniformes ?

Ce jour là et à travers ces révélations, policiers, gendarmes ainsi que militaires confondus apprenaient que dans son plan de réorganisation des Forces de défense et de sécurité, Jean Ping s’était juré la main sur le cœur de leur retirer deux grades d’une part et surtout de dissoudre carrément la Garde républicaine d’autre part.

Maintenant qu’il semble se tourner vers eux pour l’accompagner dans son funeste plan de déstabilisation des institutions démocratiquement élues, peut-t-il avoir des chances d’être suivi ? Rien n’est moins sûr.

Espérer voir son message trouver un écho favorable auprès des Forces de défense et de sécurité relèverait d’une gageure. D’autant plus que les hommes et les femmes qui servent sous le drapeau savent qu’ils ont été formés pour servir la mère patrie, défendre l’intégrité territoriale en plus de la protection des hommes et de leurs biens.

Nul n’est censé ignorer la loi. Et aussi bien pour une armée en OR (opérationnelle et républicaine) comme l’est l’armée gabonaise que pour le gouvernement, il existe des lignes jaunes ou rouges (c’est selon) qu’il convient de ne pas franchir.

Autrement, force restera à la loi. Une chose est sûre : « Qui s’y frotte, s’y piquera », sans coup férir.

LAZARD OBIANG

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