Au moins cinq personnes ont été tuées depuis le début des émeutes. Plus de 1000 ont été arrêtées © AFP MARCO LONGARI

Pour le député européen, l’hypothétique soutien de la France à Ali Bongo, lors de la dernière élection présidentielle, est signe de bien mauvais présages pour le Gabon et l’Afrique en général.

Candidat d’Europe écologie les Verts (EELV) à l’élection présidentielle de 2017 en France, Yannick Jadot s’est prononcé sur la qualité des relations entre son pays et le Gabon. De passage sur le plateau de télévision Buily 04, le 26 décembre dernier, il a déclaré : «Quand on soutient le coup d’état d’Ali Bongo au Gabon, la France prépare les futures guerres civiles liées au mal développement et à la permanence de la corruption».

Une position s’inscrivant dans la continuité de celle de son parti depuis la fin du dernier scrutin présidentiel au Gabon. En octobre dernier, en effet, EELV s’était déjà indigné de la réaction ambiguë de la France depuis le début de la crise postélectorale au Gabon, exhortant «le gouvernement français à ne pas reconnaître l’élection d’Ali Bongo».

Visiblement remonté contre son pays, Yannick Jadot a également imputé le sous-développement de l’Afrique à la France. «La première responsabilité de la France vis-à-vis de l’Afrique c’est d’arrêter de nuire, d’arrêter d’accaparer les ressources et d’arrêter de piller», a lancé le député européen.

Glissant par ailleurs un mot sur la migration, Yannick Jadot a défendu l’idée selon laquelle l’arrêt des flux migratoires en Europe, dépendrait de la création par les pays développés, des conditions de développement équilibré. «Si on veut limiter les flux migratoires liés à la volonté de la survie, il faut créer les conditions du développement, de lutte contre le dérèglement climatique, et la lutte pour la souveraineté alimentaires des peuples africains», a-t-il suggéré.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga (stagiaire)

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