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La Coupe d’Afrique des Nations de football représente un intérêt économique et des coûts importants pour le Gabon, qui veut diversifier ses ressources pour sortir de sa dépendance au pétrole et rejoindre le club des pays émergents d’ici 2025.

La CAN, une aubaine économique sur le chemin de « l’émergence » ? La question représente un enjeu très politique dans ce petit pays d’1,8 million d’habitants, sorti profondément divisé du dernier scrutin présidentiel et la réélection contestée pour sept ans d’Ali Bongo Ondimba en septembre dernier.

En Afrique, le Gabon passe pour un pays bien loti. « Avec un PIB par habitant de 8.581 dollars en 2015, le Gabon est largement au-dessus de la moyenne de ses voisins et classé par les institutions internationales comme un pays à revenu intermédiaire », relève une note de la diplomatie française.

Avec la chute des cours du pétrole, le pays est cependant confronté à de grosses difficultés visibles à l’oeil nu à Port-Gentil, la capitale économique où les multinationales (Halliburton,…) ont taillé dans les effectifs avec des pertes d’emplois par centaines. Le chômage touche officiellement 16% de la population active, même si Ali Bongo se targue d’avoir créée 60.000 emplois entre 2010 et 2014.

Dans ce contexte économique, « la CAN représente un atout majeur pour le Gabon », affirme un document de la présidence remis à la presse.

« Le développement des infrastructures et d’appui a permis de créer 3.000 emplois directs et indirects dans les secteurs du BTP », ajoute ce document remis lors d’une rencontre informelle avec le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet, qui défend ces jours-ci le bilan de ses 100 premiers jours au gouvernement.

Un coût d’organisation de 700 M EUR ?

« L’organisation de la CAN 2012 avait déjà permis au Gabon de se doter (…) d’infrastructures routières et numériques renforcées, avec un réseau national de 1.572 km de route bitumée, la 4G disponible sur le territoire et la fibre optique dans la capitale », ajoute la présidence.

« (En 2017), les travaux ont permis d’améliorer l’accès à l’eau et l’électricité, la réfection de l’aéroport d’Oyem et la construction des routes d’Oyem, le développement de l’axe routier Tchengué-Port Gentil et le déploiement de 600 km de fibre optique », poursuit la présidence.

Ces arguments laissent de marbre le principal rival d’Ali Bongo à la présidentielle d’août dernier, Jean Ping, qui se proclame toujours le « président élu ».

« L’organisation en 2012 et 2017 de la Coupe d’Afrique des Nations coûte d’ores et déjà aux contribuables gabonais la somme de 863 milliards de FCFA (1,3 milliard d’euros) soit 400 milliards en 2012 et 463 milliards (environ 700 millions d’euros) en 2017 », accuse son regroupement politique, la Coalition pour la nouvelle république, dans un communiqué vendredi.

« Vous voyez vous-mêmes qu’il n’y a pas assez d’écoles. Comment pouvez-vous investir massivement dans des stades ? », a lui-même lancé M. Ping en recevant vendredi quelques journalistes étrangers venus couvrir la CAN.

Le Gabon s’est doté pour 2017 d’un budget en baisse à 2.477,5 milliards de francs CFA contre 2.626 milliards pour l’exercice budgétaire 2016, soit une baisse de 148,5 milliards de francs CFA.

Et le pays fait partie de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac) récemment contrainte d’ouvrir des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) pour éviter une dévaluation du FCFA dans la zone.

Avec AFP

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