La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, ici à l'assemblée générale de l'ONU, le 22 septembre 2016. © REUTERS/Andrew Kelly

Les relations se sont tendues entre le Parlement européen et le Gabon après l’adoption jeudi d’une résolution qui remet en cause la réélection d’Ali Bongo Ondimba. Cette décision témoigne, selon le porte-parole du gouvernement gabonais, Alain-Claude Bilie-By-Nzé, d’un « acharnement sans précédent » de la part des eurodéputés.

« Ils ne sont pas élus par les populations gabonaises. Rien ne leur donne le droit de décider qui est démocrate ou qui ne l’est pas », a-t-il ajouté ce vendredi 3 février face à la presse.

Suite au vote de la résolution par les parlementaires européens, Alain-Claude Bilie-By-Nzé a assuré que le Gabon allait examiner « à froid » la suite à donner à sa coopération avec l’Union européenne (UE).

« La question n’est pas de rompre ou de ne pas rompre » la coopération avec l’UE, a-t-il ajouté, prenant un exemple concret : « Nous allons examiner l’accord de pêche et nous verrons ce que le Gabon gagne et ce que le Gabon perd, ce que l’Union européenne gagne et ce qu’elle apporte ».

La résolution adoptée jeudi 2 février par le Parlement européen est non-contraignante, mais elle témoigne de l’inquiétude des eurodéputés qui estiment que le scrutin présidentiel du 27 août ayant abouti à la réélection d’Ali Bongo « manque de transparence », ce qui à leurs yeux « remet en cause la légitimité » du vainqueur.

L’adoption de ce texte n’est pas sans rappeler les conclusions de la Mission d’observation électorale (MOE) de l’UE, menée à l’issue du scrutin, à la grande satisfaction du rival d’Ali Bongo, Jean Ping, qui se proclame toujours « le président élu ».

Par Jeune Afrique avec AFP

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