Dr. Daniel Mengara, Président, "Bongo Doit Partir-Modwoam"

Au moment où le Gabon s’installe dans la cacophonie la plus totale avec des dialogues improvisés et avortés ici et là qui vont dans tous les sens, et au moment où certains membres de la diaspora gabonaise et leurs mentors participant au bal des vampires des Bongo Ondimba se risquent à des discours à même de mener à des amalgames, je tiens ici, pour écarter toute possibilité de confusion des choses et des genres, à apporter les clarifications suivantes:

S’agissant du mouvement « Bongo Doit Partir-Modwoam » (BDP-Modwoam):

1) Le mouvement « Bongo Doit Partir-Modwoam » n’est représenté ni de près ni de loin au monologue des Bongo Ondimba ; il ne le fut pas au monologue de Jean Ping, il ne l’est pas non plus au monologue des Bongo Ondimba ; le BDP-Modwoam ne se mêle jamais de choses incohérentes, et surtout pas quand ces choses puisent leur genèse dans le diabolisme et l’obscurantisme les plus avérés ;

2) Le BDP-Modwoam n’a envoyé personne au Gabon dans le cadre de la kermesse des bongoïstes actuellement en cours, et aucune personne qui soit membre du BDP-Modwoam ne se trouve actuellement au Gabon pour participer de près ou de loin au bal des vampires des Bongo Ondimba au nom du BDP-Modwoam; toute tentative d’associer sa présence ou la présence de qui que ce soit à la kermesse bongoïste à une appartenance ancienne ou actuelle au BDP-Modwoam est donc nulle et de nul effet ;

3) Le BDP-Modwoam croit fermement aux principes DTE (Destitution-Transition-Elections), principes qui mettent au centre de cette idéologie les injonctions suivantes :

– On ne discute pas avec un dictateur, on l’isole ; discuter avec un dictateur qui, de surcroit, est assis sur un trône conquis par la fraude électorale, c’est reconnaître son autorité et entériner sa légitimité, notamment quand on se met à l’appeler président de la République ou chef de l’Etat ; le BDP-Modwoam ne reconnaît et n’a jamais reconnu ni l’autorité ni la légitimité des Bongo Ondimba comme présidents du Gabon, encore moins comme chefs de l’Etat gabonais ;

– On ne participe à aucun dialogue avec un dictateur et on ne se ment pas à soi-même en prétendant être capable, dans le cadre d’un « dialogue monologue » organisé unilatéralement par le dictateur, d’aller forcer ce même dictateur à accepter sans conditions la démocratie, surtout quand sa participation se résumerait à aller faire de la figuration pour 2 petits millions de francs CFA que l’on se disputerait comme des petits chiens affamés; seuls des malades mentaux s’engagent dans des contorsions politiques de ce genre ; bien au contraire, quand on veut en finir avec une dictature, on organise en face une ingouvernabilité qui viserait à sa chute immédiate et sans conditions, ce qui suppose se tenir loin, très loin d’un tel régime et travailler frontalement à son écroulement par tous les moyens possibles, sauf la collaboration ;

– On ne participe à aucune élection organisée par un dictateur, sachant, d’avance, qu’on ne peut triompher politiquement d’un dictateur par la force démocratique des urnes dans un contexte où le dictateur contrôle de manière absolutiste le processus électoral depuis le bureau de vote jusqu’à la proclamation des résultats ;

– On ne se perd pas dans des raisonnements incohérents sur le changement ou la manière de se défaire d’une dictature quand on sait que la seule manière de se défaire d’un dictateur passe incontournablement par la force démocratique de la rue ; c’est donc à la préparation de la rue que l’on doit passer son temps plutôt qu’à se faire complice de la dictature que l’on dit combattre.

– On ne se perd pas dans des stratégies collaborationnistes sans queue ni tête sous prétexte, comme on entend ici et là, que la seule manière de réussir au Gabon est d’abord de s’associer au régime des Bongo en y devenant ministre ou député pour se faire de l’argent, et ensuite redevenir opposant à la veille d’une élection pour espérer, par la suite, chasser du pouvoir le dictateur que l’on est allé servir et dont on s’est fait complice, même pendant une courte période, sur le dos et le sang des Gabonais. Si l’on ne comprend pas qu’une seule minute passée à manger l’argent des Bongo comme ministre, député ou inféodé veut dire participer à la tuerie des bébés qui périssent dans les hôpitaux-mouroirs du Gabon, cautionner les crimes rituels, accepter les assassinats politiques, légitimer les emprisonnements arbitraires, se rendre coupable de crimes de biens mal acquis et autres, c’est qu’on n’a pas de moralité et quand on est sans moralité, il est alors clair que qui se ressemble s’assemble : Collaborer sous quelque forme que ce soit avec des criminels fait de soi-même un criminel. Un point, un trait.

Et encore faut-il être capable de montrer qui au Gabon a réussi à chasser les Bongo Ondimba du pouvoir après être entré dans le système Bongo et y avoir passé du temps à se bourrer le ventre. Cela fait 27 ans depuis 1990 que les gens s’essaient à cette fausse théorie du vers dans le fruit. Au Gabon, vous ne changez pas le système, c’est le système qui vous change…et vous ronge jusque dans les moindres recoins de votre âme. Un Gabonais qui se respecte ne peut se permettre d’aller perdre son âme dans les monstruosités et bestialités du régime quinquagénaire des Bongo Ondimba.

Dès lors :

S’agissant du combat à mener, l’on se doit de se plier à une discipline de corps et d’esprit qui voudrait que, ayant choisi la rupture comme seule finalité acceptable :

– On ne discute avec un dictateur que quand le dictateur est en position de faiblesse parce qu’on l’y aura forcée par la généralisation de l’ingouvernabilité et du chaos, ce qui veut dire que l’on doit être capable, à partir de là, de simplement lui imposer les conditions de sa reddition immédiate et sans conditions, rien d’autre.

– Et on ne se décourage pas, on ne prend pas de raccourcis politiques, on ne s’engage pas dans la politique des positionnements du ventre, et on ne va surtout pas s’allier au dictateur parce que le combat semblerait trop long et on aurait hâte de manger à son tour ; si c’est avec la politique que l’on compte manger, c’est qu’on a raté sa vie et qu’on est soi-même une personne ratée, donc une personne inutile pour la République ; quand on se bat pour une libération nationale visant à l’intronisation de la démocratie et de la moralité publique dans son pays, on comprend que le combat que l’on mène n’est pas un combat pour soi mais un combat pour tous, et qu’un combat pour tous suppose que l’on se bat aussi pour ses enfants et les générations futures, ce qui suppose un passage de témoins entre générations qui puisse garantir à tous la victoire finale, quel que soit le temps que la lutte prendrait.

Personnellement, j’ai fait le choix, devant Dieu, devant les hommes et devant mes ancêtres, de ne jamais faire le plaisir à un Bongo Ondimba de serrer ma main, de peur d’attraper la bongoïte qui mène à la contamination par le virus du bongoïsme. Voilà pourquoi, au cours des 19 dernières années depuis la création du mouvement « Bongo Doit Partir », j’ai refusé par six fois de rencontrer Omar Bongo, et par deux fois de rencontrer Ali Bongo, me contentant à chaque fois de refuser les postes et les mallettes pour continuer à vivre dans la dignité avec mon petit salaire de professeur d’université aux Etats-Unis, plutôt que de me faire complice de la meurtrissure bongoïste qui organise le génocide économique et mental des Gabonais depuis 50 ans.

Je n’ai jamais perdu espoir qu’un jour, ayant finalement compris l’impératif et l’incontournabilité d’un combat frontal contre le régime des Bongo Ondimba, d’autres Gabonais se joindraient enfin à moi pour mener la seule forme de combat qui vaille la peine d’être menée si l’on veut assurer la victoire finale à nos peuples assoiffés de liberté et, ainsi, mener à la rupture tant attendue par tous. Ce moment approche. Organisons-le. Ensemble.

Je n’ai donc aucun doute que nous gagnerons ce combat. Nous gagnerons ce combat parce que nous sommes dignes. Un combat sans moralité n’est pas un combat digne. C’est dans la dignité et la moralité que, demain, nous triompherons pour déclencher, enfin, l’avènement d’un Gabon nouveau.

Vive la DTE ;
Vive la Troisième Voie ;
Vive le Gabon ;
Vive la nouvelle République.

Fait le 20 mai 2017 à Montclair, New Jersey, Etats-Unis d’Amérique

Dr. Daniel Mengara
Président, « Bongo Doit Partir-Modwoam »

P.O. Box 3216 TCB
West Orange, NJ 07052, USA

Tél.: (+1) 973-447-9763

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