Daniel Mengara lors de sa conférence de presse à la Chambre de Commerce de Libreville le 14 août 2015

Un énième dialogue—sans conditions, et demandé à genoux par une opposition chaotique, désarticulée et vaincue—avec un dictateur détenant encore tous les leviers du pouvoir cache, automatiquement, et mathématiquement, la finalité de devoir accepter que ce dictateur restât au pouvoir dans un contexte où rien, absolument rien, n’aura changé : ni les mentalités, ni le système en place, ni l’impunité des hommes et des institutions, et ce dans un contexte où les contentieux relatifs aux farces électorales de 2009 et 2016 (faux actes de naissances, victoires frauduleuses, etc.) et aux arrestations et assassinats arbitraires de Gabonais identifiés et non identifiés restent entiers.

Par conséquent :

Proposer aux Gabonais un énième dialogue sans avoir, au préalable établi les mécanismes de CONFRONTATION par lesquels l’on compte FORCER ce dictateur à accepter une réforme démocratique qui entérinât non seulement son départ immédiat, mais également la mise en place d’une transition et l’organisation d’une nouvelle élection—seuls objectifs qu’il vaille la peine aujourd’hui de viser—relève de la plus grosse bêtise, surtout à un moment où la mauvaise volonté dudit dictateur vient de s’étaler au grand jour par la farce de dialogue national inclusif qui vient de se conclure par l’entérinement de la monarchisation du Gabon, une monarchisation qui, plus que jamais, fait de notre pays la propriété personnelle d’une seule famille, d’un seul clan, et que les dialogueurs permanents veulent, de nouveau, dans le cadre d’un nouveau dialogue proposé avant même que la poussière du premier ne se soit estompée, aller légitimer.

Et cela fait 50 ans que ça dure.

Il s’ensuit, automatiquement, logiquement, mathématiquement et irrévocablement, que :

Soutenir l’idée d’un énième dialogue politique qui ne portât point en lui les mécanismes de CONFRONTATION PERMANENTE—confrontation devant conduire à l’éviction immédiate des Bongo du pouvoir en vue d’une transition immédiate suivie d’élections dignes de ce nom—est une bêtise.

Soutenir de près ou de loin les hommes qui proposent de tels dialogues sans queue ni tête où l’on va dialoguer pour dialoguer, parler pour parler, à l’aveuglette, sans savoir où l’on va et sans aucune lisibilité quant à ce que l’on propose pour aboutir à la seule finalité qui soit acceptable pour les Gabonais—l’éviction immédiate et sans conditions des Bongo—revient à soutenir la bêtise.

Et proposer aux Gabonais un dialogue inconditionnel qui aurait pour effet non seulement de consacrer la défaite de l’opposition bongoïste actuelle, mais aussi de confiner le débat du changement au Gabon—un changement pour lequel des gens comme Luc Bengono Nsi se battent depuis 1981 et se battront encore tant qu’un Bongo sera au pouvoir—à la querelle familiale entre Jean Ping et Ali Bongo—et dont la finalité ne peut mener qu’au triomphe des Bongo si l’on s’en tient aux miséreux appels du pied actuels—relève de la plus dangereuse des plaisanteries politiques, donc de la plus insipide des conneries.

Et c’est là toute la différence entre ceux, rationnels, qui ont le cerveau bien planté dans le crâne et, donc, refusent l’esclavage tant physique que mental, et ceux, irrationnels qui, avec leur cerveau bancal planté dans un crâne bancal, ne savent pas faire la différence entre une lutte politique pour des idéaux—qui nous oblige tous, malgré les écueils, à la RÉSISTANCE PERMANENTE si nous voulons triompher du diktat—et la bêtise qui, quant à elle, nous oblige à la soumission, à l’abdication, aux renoncements, aux compromissions et, donc, à l’esclavage permanent.

Les Gabonais doivent rejeter toute proposition les invitant à des dialogues visant à les condamner aux animalités de l’esclavage permanent.

Une troisième voie est toujours possible. La voie d’une CONFRONTATION PERMANENTE résultant d’une idéologie de RÉSISTANCE PERMANENTE.

Un point. Un trait.

Dr. Daniel Mengara
Président, « Bongo Doit Partir-Modwoam »

P.O. Box 3216 TCB
West Orange, NJ 07052, USA
Tél. : (+1) 973-447-9763

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