Roland Désiré Aba’a Minko n’aura pas couru longtemps après son appel à la sédition contre le régime d’Ali Bongo. L’ex-candidat à la présidentielle a été arrêté par les autorités sécuritaires gabonaises depuis sa cachette.

Roland Désiré Aba’a, responsable ou fusible ?

La population gabonaise était surprise, ce vendredi, par un message vidéo diffusé sur plusieurs chaînes de télévision. En effet, un commando proche de Roland Désiré Aba’a Minko avait pris d’assaut ces médias afin de faire diffuser le message de l’ancien candidat à la présidentielle gabonaise appelant le président Ali Bongo Ondimba à démissionner. Cet ultimatum couvrait un délai de 72 heures au terme desquelles l’homme menaçait de plastiquer des bâtiments administratifs. Il s’était par ailleurs réfugié au siège de l’Union européenne (UE) à Libreville.

Mais la police gabonaise vient de mettre le grappin sur l’auteur de ce troublant message. Est-il le principal responsable de cet acte insurrectionnel, ou n’est-il qu’un simple fusible empêchant de remonter à l’auteur principal ? L’enquête qui va s’en suivre permettra de mettre à nu les profondes motivations de ce brillant économiste, ainsi que les mains occultes qui se cacheraient derrière ses agissements.

Mais d’ores et déjà, Alain-Claude Billie-By-Nzé, porte-parole du gouvernement, semble reconnaitre la marque de Jean Ping. Accusation que réfute naturellement Anaclé Bissielo de la cellule de communication de Ping qui estime pour sa part que cette « grossière confusion » serait faite dans le but de « justifier l’escalade de la dérive autoritaire et antidémocratique, y compris l’instauration d’un régime d’exception ».

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