Des participants de la marche blanche pro-Ping, le 10 septembre 2016 à Libreville (Gabon). (STEVE JORDAN / AFP)

Au Gabon, des partisans de Jean Ping se sont heurtés, vendredi 25 août, aux forces de l’ordre. Ils tentaient de mobiliser du monde dans les quartiers populaires de la capitale, Libreville, en vue d’organiser une série de marches marches appelées, par l’opposant, pour célébrer le premier anniversaire de la victoire de Jean Ping à la présidentielle volée, selon eux, et officiellement remportée par Ali Bongo, ce qui avait provoqué des violences dans le pays.

Ils ont été invités, nombreux, au QG de Jean Ping pour venir écouter des consignes concernant une série de manifestations que leur leader, Jean Ping, doit organiser jusqu’au 31 août prochain. Il compte célébrer ainsi le premier anniversaire des violences postélectorales qui avaient endeuillé le Gabon.

La mobilisation au QG de l’opposant était en deçà des attentes. Jean Ping, en effet, n’est pas venu. Les jeunes ont alors spontanément organisé une marche en direction du quartier populeux de derrière la prison. Quelques manifestants ont expliqué pourquoi ils ont marché.

Gaz lacrymogènes

« Je marche pour libérer le pays ! » ; « Nous sommes en train de faire d’abord le tour du quartier pour appeler nos frères qui sont encore dans les maisons, pour leur dire que plus nous serons nombreux, plus ce sera facile », ont-ils soutenu.

La police est intervenue en tirant des gaz lacrymogènes. Quelques jeunes ont été interpellés.

A Port-Gentil, capitale économique, la police a également fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser des partisans de Jean Ping qui souhaitaient aller déposer un mémorandum chez le gouverneur. Le pouvoir n’a pas souhaité réagir.

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