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Gabon : Encore un geste d’apaisement

Le gouvernement annonce la préparation d’une loi d’amnistie portant sur les violences post-électorales.

Le président Ali Bongo Ondimba est résolument engagé vers la voie de la paix et de la réconciliation au Gabon. Moins d’un mois après la mise en place d’un gouvernement d’ouverture composé de ses partisans, d’opposants et des membres de la société civile, conformément aux accords du dialogue politique d’Angondjé, il vient d’instruire le gouvernement à la préparation d’une loi d’amnistie sur les violences post-électorales.

L’annonce a été faite le mercredi 13 Septembre par le Premier ministre qui était face à la presse. «Le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Odimba, nous a demandé d’envisager une loi d’amnistie qui traiterait au cas par cas certaines situations engageant des personnes qui se seraient rendues coupables », a déclaré M. Issoze Ngondet.

Cette initiative, relève-t-il, est des autorités gabonaises et saurait faire suite à un diktat étranger ou à une quelconque pression extérieure comme pourrait penser une certaine opinion. «On n’a pas besoin d’avoir, parallèlement à cet effort national, une initiative venant de la communauté internationale», a-t-il précisé.

Emmanuel Issoze Ngondet se dit également «attentif» à l’enquête judiciaire en cours inculpant Pascal Oyougou. L’opposant est poursuivi pour «complot contre l’autorité de l’Etat» et placé en détention à la prison centrale de Libreville.

Une perquisition de son domicile initiée par Steeve Ndong Essame, procureur de la République près le Tribunal de Libreville, et une interception de ses communications téléphoniques ont mis à nu un «plan de déstabilisation» du pays.

Le magistrat avait indiqué que ce plan envisageait de «s’attaquer aux commissariats pour armer les manifestants, s’attaquer à la base de la Garde républicaine, incendier la Radio d’Etat, le Sénat, l’Assemblée nationale» au cours d’un rassemblement de l’opposition lundi 4 septembre.

Un autre opposant est également sous les verrous pour «instigation à un attroupement non armé ayant troublé l’ordre et la tranquillité publique». Fréderic Massavala, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est également détenu à la Prison centrale de Libreville.

Cette initiative vient s’ajouter à d’autres mesures prises par le gouvernement pour ramener la paix et rassembler tous les gabonais. Quelques jours avant l’annonce du Premier ministre, c’est le ministre de l’Intérieur qui a annoncé l’annulation de la mesure interdisant certaines personnalités de l’opposition de sortir du territoire national.

Des éléments que le parlement européen devrait normalement prendre en compte pour aider les gabonais à se réconcilier et oublier l’élection présidentielle du 27 août 2016.

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