Le député de la commune de Bitam est en rupture de bans avec son parti.

Le divorce est désormais consommé entre Patrick Eyogo Edzang et l’Union nationale (UN, opposition). Après son exclusion par les instances dirigeantes du parti dirigé par Zacharie Myboto, le tout nouveau ministre de l’Eau et de l’Energie a apporté sa part de vérités sur cette rupture avec son ancienne famille politique.

D’après lui, cette décision est intervenue alors qu’il s’apprêtait à claquer la porte. «Les instances dirigeantes de cette formation politique (Union nationale, ndlr) ont juste anticipé sur ce que j’avais déjà initié avec mon équipe et qui devait se formaliser dès mon retour de mission à Tel-Aviv», a-t-il affirmé.

D’après lui, le torchon a commencé à brûler au moment où il avait pris l’initiative de soutenir la candidature de Jean Ping à la présidentielle du 27 août 2016 avec la déclaration officielle de l’UN. Il déclare ainsi s’être «engagé dans une opposition progressiste et républicaine». Une démarche pas du goût des hiérarques du parti qui se sont sentis trahis.

«Un bon militant applique les décisions de son parti», tenait à rappeler Franck Ndjimbi, cadre de l’UN. Patrick Eyogo Edzang se sent aujourd’hui libre de tout engagement. Son adhésion à l’Union nationale relevant désormais du passé comme il le dit si bien.

Pour lui, ce parti est à l’image de la «montgolfière qui se déleste pour gagner de l’altitude», et pense que celui-ci «vient de perdre le capitaine». Il invite ainsi tous ceux qui croient en lui de le «suivre et de sortir de la peur du ‘qu’en dira-t-on’ pour la reconstruction d’une nouvelle République initiée par les Actes du Dialogue».

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