Entre appel à candidatures pour les prochaines échéances électorales et déni de ses déclarations sur les menaces d’arrestation pesant sur Jean Ping, Bruno Ben Moubamba semble chercher à repositionner son parti, l’ACR, dans l’opposition.

L’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR) tenterait-elle de se repositionner dans l’opposition après l’éviction de son président du gouvernement ? La véhémence de l’ex-vice-Premier ministre, ces derniers jours, pourrait le laisse penser. Sur sa page Facebook, vendredi 15 septembre, Bruno Ben Moubamba a fait mine de se rapprocher de Jean Ping, dont il n’avait dit que du mal depuis son ralliement au pouvoir. Après avoir explicitement appelé à l’arrestation du président de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), en janvier dernier, il s’oppose désormais l’interpellation de ce dernier, que le ministère de l’Intérieur accuse d’appeler à l’insurrection. A l’époque, le patron de l’ACR avait condamné la liberté de ton et les «provocations» du rival politique d’Ali Bongo.

Neuf mois après, comme pour tenter de se dédouaner et recouvrer de l’estime auprès de l’ancien président de la commission de l’Union africaine, Bruno Ben Moubamba et son parti précise que le vice-Premier ministre d’alors «s’était exprimé en tant que membre du gouvernement et non en tant que président de l’ACR». L’ancien membre du gouvernement entend d’ailleurs «actualiser» la position de son parti sur la question dans quelques semaines, à l’occasion de sa rentrée politique, en octobre prochain.

Lors de cette rentrée politique, Bruno Ben Moubamba, qui envisage de faire de l’ACR un des principaux alliés de la majorité, tout en conservant son encrage dans l’opposition (curiosité ?), devrait renouveler son appel à l’endroit des Gabonais souhaitant participer aux prochaines élections législatives et locales de 2018. «Offrons à l’émergence véritable une nouvelle majorité politique populaire. Rejoignez-moi pour renouveler toute la classe politique du pays. Le changement se fera avec les meilleurs de tous les camps car “tout Gabonais est Gabonais”. Mais il faut nettoyer le pays au Karcher par les urnes et sans violence. Unissons-nous pour changer et renouveler les vielles habitudes», a appelé le patron de l’ACR, vendredi 15 septembre, sur sa page Facebook.

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