Au terme de son séminaire autour du déploiement du Plan de relance économique (PRE), du 14 au 15 septembre au Cap Estérias, le gouvernement s’est accordé sur la nécessité de dégager des marges financières à même de financer les projets d’avenir. Un objectif passant notamment par la réduction du train de vie de l’Etat et le renforcement de la performance du système de gestion des finances publiques.

Ouvert 24 heures plus tôt, le séminaire gouvernemental s’est achevé le 15 septembre au Cap Estérias avec, en ligne de mire, plusieurs défis à relever pour relancer l’activité économique nationale. En effet, cette rencontre visait principalement, pour les membres du gouvernement, à s’approprier les enjeux et les priorités contextuels du Plan de relance économique (PRE). Ainsi qu’à clarifier le rôle et les attentes dans sa mise en œuvre.

Dans ce sens, le vice-président de la République a rappelé aux membres du gouvernement l’ampleur de la tâche, en pointant du doigt les valeurs à s’approprier pour atteindre les objectifs fixés. «Le chef de l’Etat a invité chaque ministre à prendre ses responsabilités et convié chacun de vous à assumer comme il convient, ses missions», a déclaré Pierre-Claver Maganga Moussavou. Selon le vice-président de la République, la solidarité et la collégialité devraient contribuer utilement et efficacement au plan de relance de l’économie gabonaise.

Ces deux éléments devraient également donner corps, par des textes législatifs et réglementaires, «aux décisions consensuelles élaborés à l’occasion des conclusions du dialogue politique national dont l’implémentation plaira, à n’en point douter, à un climat favorable à la relance de notre économie ; condition sine qua non, par ailleurs, pour que les attentes de notre population ne soient pas vaines». Par ailleurs, a estimé Pierre-Claver Maganga Moussavou à l’adresse des membres du gouvernement, «ces deux jours de séminaire ont conforté vos atouts pour mener à bien votre mission».

Peu avant, le Premier ministre a insisté sur l’opportunité offerte par la conjoncture actuelle, pour gommer certaines mauvaises pratiques. Et mieux exploiter les opportunités dont recèle le pays. «Mais à la condition que celui-ci ne détermine point sa bonne santé par les seules incitations fiscales, dont certaines ont manifestement obéré nos capacité d’autofinancement», a cependant nuancé Emmanuel Issoze Ngondet.

Selon le chef du gouvernement, la dette intérieure demeure un facteur bloquant de la relance de l’économie nationale. «Aussi parallèlement à la poursuite de la démarche de sa clarification, est-il impérieux de cerner son ampleur et d’en ériger en grande priorité son règlement conformément aux conseils de notre éminent hôte Lionel Zinsou (Économiste franco-béninois, banquier d’affaires, patron d’un fonds d’investissement, ancien Premier ministre du Bénin et candidat à la présidence de ce pays- ndlr), a bien voulu nous prodiguer», a-t-il annoncé.

Le gouvernement entend mettre l’accent sur la mobilisation des concours financiers des partenaires extérieurs à l’apurement significatif de ces arriérés. Le tout en privilégiant naturellement les opérateurs économiques locaux, au rang desquels les Petites et moyennes entreprises (PME) gabonaises.

Tout comme une attention soutenue et particulière sera consacrée à l’urgence de relancer ou démarrer de nouveaux projets financés par l’extérieur. «Le saupoudrage de certains projets ou le lancement d’autres, souvent sans aucune garantie de la pérennité de leur financement, ont été identifiés comme une des causes de notre performance en la matière. Mais aussi comme une des explications de l’accroissement de l’endettement public», a révélé Emmanuel Issoze Ngondet.

Aussi le Premier ministre a-t-il déploré la faible efficacité de la chaine de validation des textes dont les retards chroniques sont la cause de la perte de nombre de possibilités de financements. A cet égard, il y a lieu de s’assurer d’une part de l’effectivité des mesures visant l’optimisation des recettes, et d’autre part, de redynamiser le dialogue social au sein des régies financières. Ceci permettrait de ramener la sérénité au sein des administrations chargées de la collecte des ressources. «Il importe absolument d’en fluidifier le processus», a reconnu Issoze Ngondet. «Une des conditions du succès réside à sécuriser son financement qui passe principalement par la mobilisation des ressources propres», a-t-il reconnu. Dans le même ordre d’idées, le chef du gouvernement a aussi évoqué la finalisation du processus de restructuration du secteur financier public. «Cette restructuration passe nécessairement par la mise en place d’une banque publique d’investissement et la finalisation de la restructuration de l’entité publique postale», a souligné Emmanuel Issoze Ngondet.

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