Boulevard de l'Indépendance à Libreville au Gabon, janvier 2017. (VOA/Timothée Donangmaye)

En vue d’évacuer au plus vite et dans les meilleures conditions la dette de l’Etat vis-à-vis des opérateurs économiques locaux, Jean-Fidèle Otandault et Régis Immongault ont relancé, vendredi 22 septembre, les discussions avec la Confédération patronale gabonaise (CPG).

Le calme semble être revenu entre l’Etat gabonais et les patrons. Ces derniers jours, les deux parties s’étaient lancées dans une querelle de chiffres, chacune assurant de sa bonne foi tout en appelant l’autre à faire preuve de responsabilité et d’honnêteté. Alain Bâ Oumar, à la faveur de la 2e session du Conseil économique et social (CES), n’avait pas manqué de rappeler l’Etat à ses engagements vis-à-vis des entreprises qu’il représente, affirmant qu’aucune relance de l’économie n’est véritablement possible sans apurement de la dette intérieure. Quelques jours après, dans le quotidien L’Union, le ministère du Budget et des Comptes publics avait informé que 73 milliards de francs CFA avaient été payés au titre du règlement de la dette intérieure.

Revenus à de meilleurs sentiments, les deux parties ont convenu de relancer les discussions. Une première séance de travail organisée par le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes Publics a eu lieu, vendredi 22 septembre, à laquelle a pris part Régis Immongault, le ministre de l’Economie. A l’endroit du patron des patrons, Jean-Fidèle Otandault a tenté de rassurer : «L’Etat n’a aucun intérêt à ne pas honorer ses engagements. Je le dis et je le répète, l’Etat n’a aucun intérêt à ne pas payer sa dette auprès des opérateurs économiques, car comme vous le savez, qui paie ses dettes s’enrichit.» Le membre du gouvernement s’est voulu franc vis-à-vis de ceux qu’il a présentés comme «de bons amis» à qui il importe de «tenir un langage de vérité».

Or, pour le ministre du Budget et des Comptes publics, tenir un langage de vérité à l’endroit de la CPG, c’est lui rappeler que l’Etat fait et continue à faire des efforts, en dépit des doutes de l’organisation patronale. «C’est pour répondre à cette préoccupation qu’en 2017, nous consacrons près de 40% de nos ressources à l’effort de désendettement», a indiqué Jean-Fidèle Otandault.

A la CPG, on attend plutôt du concret, d’autant que ces promesses ne sont pas nouvelles. D’après Alain Bâ Oumar, cette première rencontre n’est, en réalité, qu’un pas vers la validation du montant réel de la dette due aux entreprises locales. Ce n’est qu’après cette validation qu’il sera possible de lancer le processus d’apurement de cette dette. Au ministère du Budget et des Comptes publics, cette démarche vise au «respect de la discipline budgétaire».

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