Pierre Péan persiste et signe en 2015: Le président gabonais n'est pas le fils biologique d'Albert Bongo et de Joséphine Kama

Le journaliste-écrivain français et son éditrice Sophie de Closets ont été condamnés pour diffamation. Cette sentence fait suite à la nouvelle plainte déposée par Ali Bongo, des mois après le non-lieu prononcé par le Tribunal de grande instance (TGI) de Paris, le 23 février dernier.

Cette fois, il n’est plus passé à travers les mailles du filet judiciaire. Dans l’affaire l’opposant au président gabonais, Pierre Péan a été condamné, jeudi 5 octobre 2017, par le Tribunal correctionnel de Paris. Poursuivis pour diffamation, le journaliste-écrivain français et Sophie de Closets, directrice des éditions Fayard, doivent payer chacun une amende de 1000 euros, soit plus de 1,3 million de francs CFA au total à verser dans le compte d’Ali Bongo, en plus de l’euro symbolique qu’ils sont tous deux contraints de payer à titre de dommages et intérêts.

Selon Pierre Péan, Ali Bongo était à l’origine de deux tentatives d’assassinat de Jean-Pierre Lemboumba, ancien ministre des Finances d’Omar Bongo. La décision des juges note qu’il s’agit d’ «accusations très graves formulées de façon affirmative» mais écrits sur la base de faits insuffisants. Pour avoir produit une «documentation solide, variée, abondante et qui se recoupe» quant à l’accusation d’avoir fomenté un «coup d’Etat électoral» en 2009 et celle d’avoir commandité l’empoisonnement de Georges Rawiri, défunt président du Sénat, le journaliste d’investigation a été relaxé au titre de la bonne foi.

L’affaire date de trois ans. En octobre 2014, Pierre Péan avait publié aux éditions Fayard «Nouvelles affaires africaines : Mensonges et pillages au Gabon». Le livre que d’aucuns disent «commandé par Jean Ping pour déstabiliser Ali Bongo», chargeait le président gabonais, son régime et certains de ses collaborateurs. Peu après la publication de ce livre, une première plainte pour «atteinte à la vie privée» avait été déposée par Ali Bongo. Au bout de plusieurs mois, la décision du TGI de Paris est tombée en février 2017 : le journaliste-écrivain français a bénéficié d’un non-lieu.

A la suite de cette décision qui était loin de plaire au plaignant, une nouvelle plainte avait été déposée. Cette fois pour «diffamation». C’est le 5 septembre que l’audience a eu lieu au Tribunal correctionnel de Paris. Ali Bongo cherchait à tout prix à «laver son honneur» suite aux accusations de l’auteur de «Nouvelles affaires africaines : Mensonges et pillages au Gabon». Voilà qui est fait.

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