La Guinée équatoriale est dirigée sans partage depuis 1979 par Teodoro Obiang Nguema. © AFP/ Xavier Bourgois

Les 300 000 électeurs équato-guinéens étaient appelés aux urnes dimanche 12 novembre pour des élections législatives, sénatoriales et municipales, dans ce pays dirigé sans partage par le président Teodoro Obiang Nguema depuis 1979. Son parti, le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE), était très largement favori face à une coalition d’opposition comportant la Convergence pour la démocratie sociale (CPDS) et le parti d’un ancien lieutenant de l’armée revenu d’exil, mais interdit par la justice de participer au scrutin.

Pour les opposants, la journée a été rude, selon le récit qu’ils en font. Plusieurs assesseurs auraient été brutalisés, puis arrêtés. Du matériel de vote aurait été absent de nombreux bureaux, tandis que la police, elle, était bien présente.

Bref, pour Wenceslao Mansogo Alo, membre de la Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), membre de la coalition d’opposition, les résultats attendus ne sont pas à prendre au sérieux. « Tout ce que l’on vient de faire, c’est du théâtre ! Parce que M. Obiang a déjà ses résultats. Il sait ce qu’il va faire, qui il va nommer à tel poste, s’indigne-t-il. Les dés sont jetés, on sait d’avance que c’est peine perdue. Mais on y va quand même parce que par l’intervention de la communauté internationale on espère que Monsieur devienne raisonnable. »

Du côté du parti au pouvoir en revanche, on affiche sa satisfaction et on se réjouit d’avance d’une très large victoire.

Pour Jeronimo Osa Osa Ekoro, secrétaire général du PDGE, le parti au pouvoir, les critiques de l’opposition sont anodines. « C’est la logique en Afrique. L’opposition ne fait que se plaindre, même sans fondements, pour justifier sa défaite, balaie-t-il. Ils ne font que de la démagogie et le peuple continue à compter sur le Parti démocratique de Guinée équatoriale avec son président. »

Même si elle obtient quelques rares élus, l’opposition indiquait dimanche soir qu’elle n’était pas sûre qu’ils accepteraient de siéger.

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