Le gouvernement gabonais au cours du dernier conseil des ministres a adopté deux projets de loi autorisant l’Etat à contracter des prêts auprès de certains partenaires financiers comme la Banque africaine de développement et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement. Ces deux accords auraient déjà reçu l’approbation des conseils d’administration de ces différentes institutions financières.

Les autorités gabonaises viennent de prendre la décision de recourir à des emprunts pour financer la relance économique du pays. Au cours du dernier conseil des ministres présidé par le président de la République du Gabon, Ali Bongo Ondimba, le gouvernement a adopté deux projets de loi autorisant deux opérations d’emprunts auprès de certains partenaires financiers tels que la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).

« Le Conseil des ministres a adopté deux projets de loi autorisant l’Etat gabonais à contracter deux emprunts, respectivement : d’un montant de cent soixante-huit millions sept cent mille euros (168,7 millions d’euros soit 110,5 milliards de francs CFA) auprès de la BIRD et d’un montant de trois cent millions d’euros (300 millions d’euros soit 196,5 milliards de francs CFA) auprès de la BAD », a déclaré le ministre de l’économie, de la prospective et de la programmation du développement durable au sortir de ce conseil de ministre.

Le ministre a indiqué que ces fonds vont servir dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de relance de l’économie (PRE) et du financement du Programme d’appui aux réformes économiques et financières, phase II (PAREF II).

Notons que ces deux programmes du gouvernement gabonais sont des initiatives très encouragées par le Fonds monétaire international (FMI). Les appuis financiers sollicités par le Gabon ne souffriront d’aucune difficulté. D’après la presse locale, les conseils d’administration de ces différentes institutions ont déjà déclaré leurs disponibilités pour de telles opérations.

Le FMI à la rescousse

Depuis 2014, l’économie gabonaise souffre de la chute des prix du pétrole comme d’autres pays producteurs d’Afrique centrale. Le creusement des déficits et la forte diminution de leurs ressources budgétaires ont ainsi conduit le Gabon et les autres Etats de la région à ouvrir à la fin de l’année dernière des négociations bilatérales avec plusieurs institutions financières pour faire face à la situation économie qui prévaut. C’est aussi le cas de ces démarches vers la BAD et la BIRD du Gabon. Des opérations auxquelles le Fmi n’est pas totalement étranger. Afin de l’aider à mieux structurer leurs efforts d’ajustement et les accompagner vers une sortie de crise, l’institution de Bretton Woods en juin dernier, avait conclu un programme triennal de réforme avec le Gabon accompagné par un appui financier conséquent.

Ainsi, le FMI avait approuvé en faveur de Libreville, un accord au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) pour un montant de 642 millions de dollars à l’appui du programme de relance à moyen terme défini par les autorités gabonaises. Ce financement devra donc aider Ali Bongo et son gouvernement à détendre la situation économique, notamment vis-à-vis des arriérés de paiement mais aussi de remettre l’économie gabonaise sur une trajectoire de croissance plus favorable à moyen terme. Il devrait aussi surtout aider à encourager les investisseurs et à remobiliser les bailleurs de fonds dont les institutions financières, autour du pays.

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