La ville de Franceville dans le Haut-Ogooué, Gabon

En séjour dans la province du Haut Ogooué dans le cadre des rencontres opposant les Panthères du Gabon aux Aigles du Mali et au Botswana, comptant respectivement pour les éliminatoires du Mondial Russie 2018 et en match amical, un des reporters de Gaboneco.com en a profité pour découvrir les coins et recoins de Franceville. Première acte d’une série de reportage consacrée à la capitale provinciale du Haut Ogooué. A la découverte des difficultés de transports enregistrées dans la ville des Plateaux.

A voir de l’extérieur, Franceville, bastion politique du feu président Omar Bongo Ondimba et son successeur Ali Bongo Ondimba est considérée comme une ville moderne, au regard de la fierté affichée par ses natifs, souvent au sommet de l’administration gabonaise. Pourtant la réalité dans plusieurs de domaines tels le transport, la réalité est tout autre.

Concernant le transport scolaire, à Franceville, tout gravite autour du rond point du marché de Potos où des privés se servent de leur bus (Ndlr : Hiace de 18 et 36 places) pour permettre aux piétons de se mouvoir intra-muros. Du lycée Eugene Martial Amogho au CES Mamadou Leo, en passant par le lycée Jean Jérôme Adam, sans oublier le lycée de l’excellence et bien d’autre les élèves se plaignent de la cherté du transport, de la faiblesse du parc de transport et de l’anarchie qui règne quotidiennement dans ce secteur, et ce, dès 6h du matin.

Pour rallier les salles de classe, les élèves, à bord d’un bus les élèves du lycée de l’excellence déboursent 300 francs Cfa en partant de Potos. Et 200 Fcfa dans le sens inverse. Dépenser 500 francs pour embarquer dans un bus n’est pas chose aisée pour les élèves, surtout que la plupart d’entre eux disent être de familles prolétaires. Certains n’ont d’autre choix que de battre le bitume pour se rendre en classe, les moins téméraires préférant rester bien au chaud chez eux. D’où le taux élevé d’absentéisme dans les établissements.

Dès six heures du matin à Potos, personne n’est épargné des bousculades. Du coup, il n’est pas rare de voir les jeunes filles décoiffées et uniformes froissés. Au regard des difficultés de transport, la communauté scolaire de Massuku pense qu’il est temps que les autorités se penchent sur cette épineuse question. Pour palier ces manquements les parents d’élèves sollicitent la mise à disposition des élèves et étudiants des bus de la Sogatra dont le ticket ne coutent que 100 FCfa.

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