La police gabonaise patrouille dans les rues après les manifestations post-électorales à Libreville, Gabon, 1 septembre 2016.

Le ressortissant nigérien qui a attaqué au couteau deux journalistes danois dans un marché des souvenirs le 17 décembre en criant « Allah Akbar » a été incarcéré mercredi 27 décembre à la prison centrale de Libreville où il attendra son procès qui pourrait intervenir dans un délai de douze mois à deux ans. A cette étape de l’enquête, aucun lien formel n’a été établi avec un quelconque complice. Tous les commerçants interpellés ont été libérés.

Avant de quitter le bureau du juge d’instruction, Arouna Adamou a répété qu’il ne regrettait pas son acte qu’il a commis seul, sans complice et selon sa propre foi. Il voulait tuer un Américain en représailles à la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Ayant appris que ses deux victimes étaient des journalistes danois, Arouna Adamou a déclaré que les Occidentaux étaient complices de Donald Trump.

Avant d’être conduit dans sa cellule à « Sans famille », le Nigérien a tout de même présenté ses excuses au Gabon et au peuple gabonais pour avoir commis son crime en territoire gabonais. Il est poursuivi pour tentative d’assassinat et risque la prison à perpétuité.

Quant aux 30 commerçants et sept imams interpellés, ils ont tous été libérés vendredi dernier. L’enquête n’a révélé aucune preuve de complicité entre eux et l’assaillant.

Jeudi, le ministre de l’Intérieur Lambert-Noël Matha a reçu les imams des neuf provinces du Gabon pour les inviter à signaler tout comportement dangereux et éviter tout prêche haineux.

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