Dans son message des vœux à la nation gabonaise, dimanche 31 décembre, Ali Bongo a évoqué les élections législatives attendues dans le pays au mois d’avril, selon une décision de la Cour constitutionnelle. A y regarder de près, son message ressemble par moment à un discours électoral.

Ali Bongo a clairement indiqué que sur le plan politique, 2018 sera capitale à cause des élections législatives. Il a souhaité que le peuple dégage une majorité claire à l’Assemblée nationale. C’est probablement à ce titre qu’il a multiplié les promesses : gratuité des accouchements, création de cliniques mobiles, informatisation des écoles, création de 10 000 emplois, électrification des villages, mise en place des forages d’eau pour les villageois, etc.

Ali Bongo a sommé son administration d’appliquer immédiatement ces mesures. « Nous ne pouvons plus en effet nous offrir le luxe d’attendre. Les méthodes doivent évoluer, l’heure est au pragmatisme, l’heure est au concret. Et je ne tolèrerai plus aucun retard ni obstacle dans la mise en œuvre de ces projets », a déclaré le président gabonais dimanche soir.

Se référant à la récente attaque au couteau contre des Occidentaux par un musulman qui avait crié « Allah Akbar », Ali Bongo a promis d’être intraitable sur les questions de sécurité. « Le Gabon a toujours été un havre de paix. Tant que je serai président, je vous prie de croire qu’il le restera. Je ne tolèrerai ni violence ni intolérance. Je serai intraitable », a-t-il promis.

Ali Bongo n’a en revanche rien dit sur la crise économique qui paralyse le pays.

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