Jonas Moulenda (gauche) et Thibault Adjatys (droite)
Jonas Moulenda (gauche) et Thibault Adjatys (droite)

A l’image de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) dont certains membres sont accusés d’avoir trahi «la cause» en intégrant le gouvernement ; en France, deux principaux acteurs de la «résistance», le journaliste Jonas Moulenda et l’activiste Thibault Adjatys, s’accusent mutuellement de corruption et de diffamation.

Après une vingtaine de mois d’activité, la «résistance» à Ali Bongo en France est en passe de se faire hara-kiri. Si certains, à l’instar du groupe de jeunes compatriotes ayant récemment pris d’assaut l’ambassade du Gabon en France, semblent s’activer sans autre motivation que l’alternance au Gabon et la reconnaissance de la victoire supposée de Jean Ping lors de la présidentielle d’août 2016, pour d’autres, «le combat» est vite devenu un métier rémunéré comme un autre. Jonas Moulenda et Thibault Adjatys, tous deux reconnus pour leur véhémence à l’encontre du régime en place au Gabon, n’hésitent plus à attiser les soupçons de corruption formulées contre eux par certains, y compris au sein de l’opposition gabonaise.

Alors que les deux anciens compères se donnent en spectacle depuis deux semaines sur les réseaux sociaux, s’accusant mutuellement de diffamation, des soutiens du pouvoir à Libreville se sont chargés de révéler aux internautes la véritable raison, à leur sens, de la querelle opposant le journaliste d’investigation du groupe de presse Nord Editions (éditeur de Echos du nord et Faits Divers) et l’activiste qui se présente lui-même comme «l’œil du FBI». Un extrait sonore présenté comme un moment de la conversation téléphonique entre Jonas Moulenda et Thibault Adjatys a, en effet, été diffusé ce jeudi 7 juin sur les réseaux sociaux. Ils parlent d’argent…de gros sous.

L’extrait sonore diffusé par Gaël Koumba Ayoune (dit Le général des Mapanes), une des têtes de file des jeunes soutiens d’Ali Bongo, laisse clairement entendre la colère de Thibault Adjatys. L’activiste soupçonne un des «résistants» gabonais de France de recevoir de leurs sponsors communs plus d’argent que lui (100 000 euros), soit pour «se taire», soit pour initier des manifestations à l’encontre du régime de Libreville. Or, Thibault Adjatys, inapaisable sur l’audio, assure donner beaucoup plus pour «le combat» que d’autres activistes.

Peu après la diffusion de l’extrait sonore, sur sa page Facebook, Thibault Adjatys a relancé la querelle contre Jonas Moulenda qu’il accuse d’avoir fait fuiter expressément cet extrait de leur conversation téléphonique, pour le discréditer. Les deux «résistants» ne se font pas de cadeau depuis plus de deux semaines. Les moqueries sur leur «combat» commun ne manquent plus sur les réseaux sociaux.

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