L’ambassadeur de France au Gabon, Dominique Rénaux a déclaré, au cours de la célébration, samedi dernier du «14 juillet», fête nationale française à Libreville, que les entreprises françaises sont toujours prêtes à investir au Gabon dans plusieurs secteurs.

Au cours de son intervention, le diplomate français a rappelé les actions que son pays a toujours menées, dans le cadre des relations de coopération qui lient les deux Etats.

«Les entreprises françaises, qui ont poursuivi ces dernières années leurs investissements dans le secteur des mines, de l’énergie, du ferroviaire, du numérique .., y sont prêtes», a-t-il dit.

L’ambassadeur de France a rappelé les éléments qui devront stimuler les entreprises de son pays qui sont attirées par le Gabon à venir y investir.

La relance de l’économie, au Gabon comme d’ailleurs en France, est avant tout l’affaire des entreprises, entreprises nouvelles attirées par les potentialités du pays ou entreprises déjà présentes. Pour ces dernières, l’apurement des arriérés sera un signal très fort de confiance en l’avenir. Pour toutes, visibilité, sécurité juridique, traitement égal, procédures transparentes, seront autant d’incitations à investir.

Dominique Rénaux est revenu le bilan de la coopération entre les deux pays notamment sur les actions posées par la France en guise de matérialisation de sa volonté de toujours accompagner le Gabon au niveau bilatéral.

«Conjonction aussi de moyens bilatéraux et multilatéraux au Gabon où, aux côtés du FMI, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement, la France apporte un soutien budgétaire en appui au programme conclu avec le FMI, comme dans d’autres pays de la CEMAC confrontés à des difficultés financières. Cela pour leur permettre de rétablir les équilibres budgétaires et de relancer l’économie», a-t-il dit avant de citer les projets PISCCA, les financements de l’AFD, la scolarisation des élèves gabonais dans les écoles publiques conventionnées, une programmation culturelle au Centre culturelle français et les opérations de maintien de la paix et de la sécurité.

L’ambassadeur de France au Gabon a également relevé que son pays est favorable au multilatéralisme dans un monde où plusieurs défis sont à relever.

«Face aux défis actuels, climatiques, migratoires, commerciaux, Internet.., la France veut donc défendre le multilatéralisme et l’action collective, réduire les tensions par la coopération internationale. C’est la vision que le président Emmanuel Macron porte à chacun de ses déplacements officiels, une vision que nos deux pays partagent largement, en matière climatique et environnementale notamment où l’action du président Ali Bongo Ondimba à la tête du Comité des chefs d’état africains sur le climat (CAHOSC) est reconnue. Une vision pragmatique. Ainsi le 12 décembre dernier, lors du One Planet Summit à Paris, 6 fonds souverains représentant 3.000 milliards de dollars ont décidé de s’engager dans la transition énergétique. Les grands défis sécuritaires du monde appellent une réponse collective. Comment une communauté internationale divisée pourrait-elle faire face au terrorisme, qui reste la principale menace. Le multilatéralisme n’exclut pas la coopération bilatérale, bien au contraire, et les deux peuvent se combiner», a-t-il déclaré.

Il a souhaité que les prochaines élections soient un moyen contribuant à lutter contre la crise et à relever les défis qui se présentent face au Gabon.

«Chers amis gabonais, si les défis sont communs à tous les pays, certains sont mieux armés que d’autres pour y faire face. La cohésion nationale, la concorde, la solidarité, l’égalité des chances aident à faire face aux crises et aux défis. Pour une nation, les échéances électorales sont le moment de s’engager sur l’avenir, de fixer les grandes orientations et de choisir les hommes et les femmes pour les mener. Nous souhaitons que les prochaines législatives offrent cette occasion au peuple gabonais», a-t-il conclu.

Plusieurs entreprises françaises, telles que Sodexo, Buig, etc., ont cessé leurs activités au Gabon. D’autres tournent au ralenti. Une situation due à la chute des cours du baril du Pétrole depuis 2014 et la dette de l’Etat.

Stéphane Nguéma

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