Une électrice dépose son bulletin dans l'urne d'un bureau de vote, à Libreville, lors de l'élection présidentielle du 27 août 2016 au Gabon. © REUTERS/Erauds Wilfried Obangome

Les deux principaux camps politiques du pays ont été édifiés par la Haute autorité de la communication (HAC) sur les mécanismes mis en place pour un traitement médiatique équitable.

Après les partis de l’Opposition, mercredi, ceux de la Majorité ont, à leur tour, eu droit, ce jeudi à Libreville, à un échange avec les membres de la Haute autorité de la communication (HAC) au sujet des questions se rapportant à la couverture médiatique des prochaines élections législatives.

Deux aspects principaux ont été évoqués entre la Hac et les deux familles politiques : la mise en place de la Commission de l’accès équitable aux médias publics des candidats en course pour les législatives et les émissions relatives à la campagne électorale produites par la Hac.

Concernant le premier point, les dispositions prévoient : un représentant de la Hac, en qualité de président ; un représentant des partis politiques de la Majorité comme vice-président ; un autre vice-président pour le compte de l’Opposition ; un représentant du ministère de la Communication comme rapporteur général ; un représentant de la Majorité en tant que membre ; un représentant de l’Opposition en qualité de membre également, et de deux représentants des médias publics comme membres.

Une session plénière tenue, ce jeudi, a permis la désignation de Guy-Roger Ombanda Lendira comme président de la Commission.

A propos du second point, quatre émissions serviront de tribune pour garantir cet accès équitable : L’émission Expression directe, le Journal de la campagne, le Grand débat, ainsi que Les grandes nuits électorales. Il est par ailleurs accordé aux acteurs politiques la latitude de faire diffuser une tranche publicitaire dans le journal de son choix.

Le président de la Hac, Raphaël Ntoutoume Nkoghé, a rappelé l’interdiction faite aux médias de diffuser les résultats avant la proclamation officielle et l’interdiction pour les journalistes et patrons de presse de se porter candidat en conservant leur statut.

La proclamation des résultats électoraux, a-t-il fait observer, est du ressort du Centre gabonais des élections (CGE) ou des autorités administratives habilités. Les médias sont, pour leur part, chargés de diffuser les résultats officiellement proclamés. «C’est une décision qui a été prise. Elle attend un visa de conformité à la Cour constitutionnelle», a-t-il annoncé.

Sur l’interdiction pour les journalistes et patrons de presse de se porter candidat, le président de la Hac a estimé qu’ils devront se décharger un mois avant de leur fonction pour prétendre se présenter aux législatives.

Alain Moanda Moanda

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