Le parti d’opposition, Rassemblement Héritage et Modernité, a dénoncé, lors d’une conférence de presse donnée par son président, ce 31 juillet à Libreville, la série de mesures adoptées par le gouvernement privant l’agent public d’un bon nombre d’avantages.

Les mesures annoncées par le gouvernement, le 21 juin dernier, sont inopérantes aux yeux du président du Rassemblement héritage et modernité (RHM). Alexandre Barro Chambrier estime qu’elles sont de nature à dégrader davantage le niveau de vie des fonctionnaires, déjà confrontés «aux problèmes de transports, leurs soins de santé et du financement des études de leur progéniture».

Le parti d’opposition qui condamne ces mesures affirme que le Gabon est en défaut et en cessation de paiement. «Le Gabon est en faillite après dix ans d’annonce d’ ‘’un avenir en confiance’’», a indiqué Barro Chambrier.

Pour lui, deux causes fondent l’état de faillite du pays : «la mauvaise gouvernance et l’inefficacité de la dépense publique engagée dans des dépenses somptuaires sans aucun profit pour la nation».

Si le parti s’insurge également contre la pression fiscale actuellement exercée sur le secteur privé, au risque de brider tout effort d’investissement, il préconise en revanche «qu’il faut des mesures de stabilisation qui exigent des réformes structurelles, propres à améliorer le climat des affaires».

Concernant le scrutin législatif attendu avant la fin de l’année, et dont les dates ne sont toujours pas connues, Barro Chambrier a dit flairer des manœuvres du pouvoir tendant à brader les conditions de transparence des élections.

Il a demandé, à cet effet au «Gouvernement de mettre à la disposition du Centre gabonais des élections (CGE) les moyens nécessaires à l’organisation des élections, afin de lui permettre de rendre publique la date des élections».

Sur la question des prisonniers politiques, le RHM a une fois de plus appelé à «la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques qui paient de la sorte leur refus de se soumettre au régime», a exigé le président du RHM.

Alain Mouanda Mouanda

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here