Suspendu du Rassemblement héritage et modernité (RHM), Michel Menga broie du noir, le parti ayant refusé de le positionner comme candidat aux prochaines élections législatives. Le ministre de l’Habitat met tout mettre en œuvre pour participer à ces joutes électorales, quitte à en arriver à une scission de la formation politique.

Sans parti politique depuis sa suspension du Rassemblement héritage et modernité (RHM), Michel Menga broie du noir. Un sentiment renforcé par la non-participation, de plus en plus plausible, de l’ancien secrétaire générale de RHM aux prochaines élections législatives. Michel Menga M’Essone a été suspendu le 5 mai dernier, en application des dispositions de l’article 132 des statuts du parti, pour avoir accepté d’intégrer l’actuelle équipe gouvernementale.

«Il est coincé depuis qu’il est parti. Aujourd’hui, légalement, il ne peut pas être candidat parce qu’il a été exclu. Et pour qu’il soit candidat, il faut que le parti l’investisse. Or, il est rentré au gouvernement en son nom propre, pas au nom de RHM. Nous avons donc refusé de le positionner», confie, sous le sceau de l’anonymat, un membre de RHM.

Michel Menga est donc dos au mur. Car, pour qu’un transfuge soit candidat à une élection, la loi dispose que tout membre adhérant à un parti politique légalement reconnu, ne peut sans démission préalable de celui-ci, dans un délai de quatre mois au moins avant le scrutin, être investi par un autre parti politique ou se présenter comme candidat indépendant ou figurer sur une liste de candidats indépendants. Michel Menga ne peut donc ni être candidat indépendant, ni être présenté aux élections en préparation par une autre formation politique.

Le ministre de l’Habitat tenterait de s’extirper à tout prix de ce cul de sac. De sources proches de RHM, L’ancien député de la Noya (chef-lieu Cocobeach, Estuaire) aurait menacé de contester la nomination de Faustin Laurent Bilie Bi Essone au poste de secrétaire général de RHM. Et ce n’est pas tout.

«Là, il est en train de vouloir débaucher certains membres de RHM pour faire sa liste à lui, et la présenter au Centre gabonais des élections (CGE). Mais en tant que qui présentera-t-il cette liste ? Il n’est plus SG, il a été suspendu de ses fonctions», confie le membre de RHM plus haut cité. Va-t-on assister à la naissance d’un RHM bis piloté par Michel Menga ? Une issue non souhaitable mais non plus exclue par le camp de Barro Chambrier qui, à ce qu’il se murmure, garde son «calme» et sa «sérénité» face à ce qui se trame.

Dans tous les cas, Michel Menga est engagé dans un véritable chrono contre la montre pour trouver le canal qui le porterait aux prochaines législatives. D’autant qu’il en va certainement de sa survie politique. Il en a pour jusqu’à demain, 25 août, date limite de dépôt des dossiers de candidature aux élections législatives et locales en question. Tic, tac…

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