Lettre du Continent
Lettre du Continent

Maintenu en coma artificiel depuis son hospitalisation à la suite d’«une fatigue sévère» selon la version officielle, le président gabonais aurait été réveillé par les médecins du King Faisal Hospital de Riyad. Sur les réseaux sociaux, cette information de La lettre du continent est diversement accueillie dans son pays.

Selon les informations de La lettre du continent, maintenu en coma artificiel depuis son hospitalisation à la suite d’un malaise survenu 15 jours plus tôt, Ali Bongo s’est réveillé le 8 novembre au King Faisal Hospital de Riyad, où il subirait actuellement «deux examens de santé par jour, et a jusqu’à maintenant répondu aux stimuli (visuels, sonores) auxquels il a été soumis».

Cette information qui, logiquement, aurait dû ravir et rassurer les Gabonais inquiets et avides d’informations sur la santé du président de la République est pourtant diversement accueillie. Notamment sur les réseaux sociaux, où certains y voient une nouvelle occasion de dénoncer les «fake news», ces fausses informations que le pouvoir et l’opposition s’accusent mutuellement de diffuser depuis plus de deux semaines. Les premiers accusant les seconds de vouloir attenter à la cohésion nationale, et les seconds soupçonnant les premiers de tenter de cacher la mort d’Ali Bongo, en préparation à un supposé passage en force. Ces dernières heures, la Toile n’a cessé de s’agiter.

Si des internautes considérés comme des partisans du pouvoir en place n’hésitent pas à brandir l’article de La Lettre du continent comme la preuve de ce que le chef de l’Etat est bel et bien en vie et qu’il se rétablit peu à peu comme l’avait récemment indiqué à RFI le porte-parole du gouvernement Guy-Betrand Mapangou, ceux clairement identifiés comme militants ou sympathisants de l’opposition ne cachent pas leurs doutes. Ils accusent notamment le bihebdomadaire de diffuser de fausses informations sur les véritables ennuis de santé du président de la République.

Pis, certains l’accusent d’avoir été «corrompu» par le palais du bord de mer, pour tenter de rassurer les Gabonais, tout en permettant aux proches du chef de l’Etat de poursuivre leurs «manœuvres». Ignorant sans nul doute la possibilité du média de publier des «alertes» en dehors de ses jours de parution (tous les deux mercredis du mois), d’autres tentent de convaincre avec peu de succès que l’article de La lettre diffusée à ses abonnés, vendredi en début de soirée, n’est qu’une «belle imitation» de l’originale.

Du côté des soutiens du pouvoir, l’on ne manque pas de rire du scepticisme des opposants. «Hier, considérée comme le média le plus crédible pour les opposants, La lettre du continent serait-elle subitement devenue la meilleure diffuseuse de fake news pour ces mêmes opposants ?», s’interroge un internaute, un brin moqueur.

Quoi qu’il en soit, les deux parties attendent le communiqué des médecins du King Faisal Hospital sur l’état de santé d’Ali Bongo, que La lettre du continent annonce pour «la semaine prochaine». Pour l’heure, nos confrères croient savoir que le président gabonais est actuellement en observation. «Il est prévu [qu’il] quitte l’hôpital saoudien dans moins de quinze jours pour plusieurs mois de convalescence, probablement en Europe ou au Maroc», informent-ils.

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