Une rue de Libreville où circulent deux taxis.© Flickr/Ryan/Creative Commons

Pour mieux défendre leurs intérêts, six syndicats de commerçants du Gabon ont formé la coalition Union syndicale des acteurs du commerce (Unsac). “Un sac” dont ils s’arment pour lutter contre les contrôles intempestifs.

Les commerçants se plaignent de plus en plus de contrôles qu’ils jugent intempestifs. Ils dénoncent particulièrement une pression exercée par les services municipaux via ces contrôles qui auraient pour finalité le prélèvement des taxes. «Cette parafiscalité est l’une des causes de la vie chère dans notre pays. Chaque jour nous sommes acculés par des amendes quand ce ne sont pas nos marchandises qui sont saisies», assurent-ils.

Pour mieux défendre leurs intérêts, ils ont créé une coalition dénommée Union syndicale des acteurs du commerce (Unsac). Présentée le 14 septembre, l’Unsac rassemble six syndicats : le Syndicat autonome des commerçants du Gabon, le Collectif des supérettes du Gabon, le Syndicat autonome des commerçants de l’Estuaire, le Syndicat des commerçants du Komo-Mondah, le Syndicat des commerçants et opérateurs économiques de Ntoum et le Syndicat national des professionnels des assurés assimilés. La vocation de cette coalition est d’œuvrer pour que les libertés commerciales soient garanties aux commerçants. Si les membres de cette plateforme indiquent que ce ne sont pas les contrôles en eux-mêmes qui sont dénoncés, Jonas Mounienguet Mbembo, le président de l’Unsac, précise que ces contrôles cachent des pratiques qui ont tendance à ruiner les efforts des opérateurs économiques. «Ces pratiques illégales à l’encontre des opérateurs économiques asphyxient les commerçants que nous sommes», a-t-il déclaré. «Nous sommes prêts à payer ce que nous devons payer, mais il faudrait que cela se fasse dans les règles de l’art. Tout ce que les commerçants souhaitent c’est de continuer à exercer leurs activités dans la sérénité, sachant que nous contribuons à l’essor économique de notre pays», a précisé Jonas Mounienguet Mbembo.

La création de l’Unsac intervient alors qu’un procès opposant certains syndicats membres aux autorités municipales est attendu au tribunal de Libreville. Elle compte mener «toute action légale pouvant permettre aux opérateurs économiques d’exercer leurs activités en toute liberté». Si elle appelle les autorités à coordonner ces contrôles, qui s’apparentent aujourd’hui au racket, l’Unsac envisage le dépôt d’un préavis de grève sur la table du gouvernement, en attendant l’issue du procès.

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