Malgré ses revers, le programme Graine reste l’un des paris ambitieux de la politique agricole nationale. S’il ne s’intéresse qu’à certaines cultures comme le manioc ou la banane,ce programme pourrait intégrer la domestication de l’Iboga.

Soutenu par le groupe Olam, le gouvernement gabonais a lancé en 2014, la Gabonaise des réalisations agricoles et initiatives des nationaux engagés (Graine). La vocation de ce programme agricole est de promouvoir le développement agricole, en portant la contribution de ce secteur de 5 à 20% du PIB en 2020, tout en réduisant de 50% les importations en denrées alimentaires estimées à 300 milliards de francs CFA par an.

Si certaines difficultés ont contrarié les projections du départ, ce programme est toujours d’actualité, notamment avec la culture de la banane, du manioc, de la tomate ou encore du piment. Certains opérateurs économiques souhaitent que le programme Graine intègre la culture de l’Iboga. C’est notamment le cas du coordonnateur de l’ONG Initiatives développement recherche conseil (IRDC Africa), Hervé Omva Ovono, qui s’est lancé depuis plusieurs années dans la domestication de cette plante mythique et mystique.

Ce dernier estime que l’accès des Ibogaculteurs à ce programme permettra à cette communauté de vivre des rentes de cette culture et de mieux protéger cette plante. «Nous avons déjà pris attache avec les responsables de la Société de transformation agricole et de développement rural (Sotrader) afin que la culture de l’Iboga soit incluse dans la liste des produits phares de la première phase de Graine», a-t-il déclaré dans une interview au quotidien L’Union.

Propriétaire d’une banque de données pouvant faciliter l’accès à l’Iboga, Hervé Omva Ovono assure que des semences seront distribuées aux populations dans le cadre du programme Graine. «L’Iboga peut être planté en association avec d’autres cultures et sa maturité intervient à partir de la 4e ou la 5e année», a-t-il déclaré, précisant qu’environ 90% de l’Iboga vendu à travers le monde provient du Gabon. «Vous savez comme moi que ceux qui en revendent hors du Gabon tirent jusqu’à 1 million de francs CFA par pied, alors que le Gabonais n’en reçoit que 5000 francs CFA». Ce qui représente un marché attractif pour les agriculteurs locaux.

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