Assemblée nationale calcinée

Quatre mois après le lancement des travaux de réfection, de réhabilitation de l’Assemblée nationale, le président de cette institution, Faustin Boukoubi, et les experts du ministère des Travaux publics ont effectué, le 16 septembre 2019, une visite de chantier. Il était question pour le président et sa délégation de s’enquérir de l’avancée des travaux dans ce chantier prévu pour durer 14 mois.

Trois ans après sa destruction partielle lors des émeutes postélectorales de 2016, le bâtiment de l’Assemblée nationale est en chantier depuis le 18 juin. Prévu sur 14 mois, le chantier évalué à 16 milliards de francs CFA a été visité le 16 septembre par le président de la chambre haute du parlement.

Faustin Boukoubi, accompagné des contrôleurs techniques du ministère des Travaux publics, est venu s’enquérir de l’avancée des travaux de cet édifice qui a souffert des affres des émeutes d’août 2016. «Nous sommes en plein déménagement. Il y a encore des services qui n’ont pas quitté les bureaux et c’est en train de se faire petit à petit. Ce qui retarde l’avancement des travaux. Nous venons de visiter le chantier de l’hémicycle, ainsi que le chantier de réhabilitation du bâtiment principal. Au niveau de l’hémicycle, tout a été rasé et la reconstruction est en train, progressivement de redémarrer, sous réserve des tests qu’ils sont en train de faire», a-t-il déclaré.

Si les travaux sont réalisés par une entreprise chinoise, ils sont soumis au contrôle technique du ministère gabonais des Travaux publics. Il y a quelques incompréhensions sur l’application des normes. «Les Chinois travaillent sur la base des normes chinoises. Et nous, nous travaillons sur la base des normes européennes. Tout ce que nous recherchons, c’est de nous accorder sur les valeurs. Et de longues discussions ont été menées dessus depuis les études de faisabilité jusqu’à l’avant-projet sommaire et l’avant-projet détaillé», a expliqué le contrôleur technique du ministère des Travaux publics, Véronique Obame Obiang. Toutefois, a-t-elle ajouté, «nous avons un problème de fiches que nous n’arrivons pas à avoir. Pour contrôler, il faut savoir ce qu’on contrôle», a-t-elle précisé. Marqué par les stigmates des émeutes de la présidentielle de 2016, le palais de l’Assemblée nationale va se parer de nouvelles voilures à l’horizon 2020.

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