Le Gabon va être le premier pays africain à être payé par des fonds internationaux pour poursuivre ses efforts contre la déforestation sur son territoire recouvert à près de 90% par la forêt, a annoncé dimanche l’ONU.

La Norvège va accorder au Gabon 150 millions de dollars (136 millions d’euros) dans le cadre d’un contrat de 10 ans signé avec Libreville pour « la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre due à la déforestation et à la dégradation, et pour l’absorption de dioxyde de carbone par ses forêts naturelles », selon un communiqué de l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (Cafi), organisme lancé par l’ONU qui rassemble des pays d’Afrique centrale et des bailleurs de fonds occidentaux.

Pour la Cafi, qui qualifie cet accord « d’historique », c’est la première fois « que les efforts d’un pays d’Afrique pour lutter contre la déforestation sont ainsi valorisés ».

L’annonce de ce contrat intervient au moment où se tient lundi à New York le sommet Action climat.

« Deuxième poumon de la terre »

Le Gabon est situé en plein coeur de la forêt tropicale d’Afrique centrale, appelée « le deuxième poumon de la terre » après l’Amazonie, qui « couvre un territoire aussi vaste que l’Europe occidentale », selon la Cafi.

Depuis plusieurs années, les autorités gabonaises ont développé une politique de conservation relativement poussée pour l’Afrique centrale. Il possède 13 parcs nationaux, qui couvrent 11% de son territoire, et 20 aires marines protégées.

Le Gabon héberge près de 60% des éléphants de forêt qui subsistent en Afrique. Selon la Cafi, il s’agit « d’un indicateur clé de la bonne gestion des ressources naturelles » d’un pays.

Début mars, le pays avait été secoué par la découverte d’un vaste trafic de kevazingo, un bois précieux très prisé en Asie et interdit d’exploitation au Gabon, impliquant plusieurs sociétés chinoises et des responsables politiques.

Après ce scandale, le président Ali Bongo Ondimba avait procédé à un remaniement ministériel, nommant à la tête du ministère des Forêts, le professeur britannique Lee White, naturalisé gabonais et réputé pour être un écologiste intransigeant.

Par Jeune Afrique avec AFP

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