La première et la 4e de Couverture de «Le Gabon en danger : Du devoir de réforme au devoir de violence. Autopsie d’une République monarchique «bananisée» en état de déliquescence», paru le 12 septembre 2019 aux éditions L’Harmattan. © Capture d’écran/D.R.
La première et la 4e de Couverture de «Le Gabon en danger : Du devoir de réforme au devoir de violence. Autopsie d’une République monarchique «bananisée» en état de déliquescence», paru le 12 septembre 2019 aux éditions L’Harmattan. © Capture d’écran/D.R.

«Le Gabon en danger : Du devoir de réforme au devoir de violence. Autopsie d’une République monarchique «bananisée» en état de déliquescence». C’est le titre du nouvel ouvrage de l’ancien candidat à la présidence de la République, Daniel Mengara.

Connu comme farouche opposant au régime en place à Libreville, depuis Omar Bongo, c’est avec cette casquette que le président du mouvement Bongo doit partir (BDP), Daniel Mengara, analyse le régime gabonais.

Dans son ouvrage de 514 pages, «Le Gabon en danger : Du devoir de réforme au devoir de violence. Autopsie d’une République monarchique «bananisée» en état de déliquescence», sorti le 12 septembre chez L’Harmattan, Daniel Mengara n’est pas tendre avec ceux qui ont dirigé le Gabon sous les Bongo.

L’auteur y met également en exergue non seulement les «enjeux fondamentaux» de la lutte au sens où l’entend le politologue américain Gene Sharp, mais aussi l’impératif d’une démarche inévitablement révolutionnaire qui s’inspirerait des luttes non violentes qui ailleurs- Burkina Faso, Tunisie, États-Unis, Afrique du Sud, Inde, etc.- ont permis à des «peuples désarmés de triompher des régimes oppressifs que l’on croyait indéracinables ou invincibles».

L’ancien candidat à la présidentielle estime que «le Gabon souffre en effet de tares et meurtrissures politiques, économiques, sociales et culturelles d’une dictature indéracinable qui fait désormais de ce pays la seule «République» au monde à être dirigée depuis 52 ans, non seulement par le même régime, mais aussi par la même famille, celle des Bongo».

En définissant le «devoir de violence» comme un passage obligé irrigué par une double malédiction : d’une part, l’impossibilité qui est celle des Gabonais de changer le régime bongoïste au pouvoir par des moyens autres que la confrontation militaire (coup d’État), armée (guerre civile) ou populaire (insurrection) ; d’autre part, l’inévitabilité de représailles meurtrières à l’encontre de ceux qui rechercheraient le changement par «la force démocratique de la rue»», l’auteur souligne que «les Gabonais devront s’approprier ces «violences» s’ils veulent un jour se défaire du joug quinquagénaire des Bongo et, ainsi, devenir acteurs de leur propre libération».

Le document est habillé de recherches pour étayer la sa dimension scientifique. «Ce livre-monument constitue mon legs aux générations de jeunes qui pourront désormais, si je venais à disparaître, s’approprier les fondamentaux, non seulement de l’histoire politique du Gabon sous les Bongo tels que délimités dans ce volume, mais aussi de l’idéologie du Bongo Doit Partir qui a toujours été la mienne», explique Daniel Mengara.

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