Brice Laccruche Alihanga
Brice Laccruche Alihanga. L’Ajev s’était éclipsée ces derniers temps, laissant les feux de la rampe à ses excroissances politiques – Rassemblement pour la restauration des valeurs (RV) et les Sociaux-démocrates gabonais (SDG). Mais l’argent détourné viendra forcément à manquer qui permettaient de rabattre des figurants et acheter des voix.

Fin de parcours pour Brice Laccruche Alihanga à la présidence de la République. Le truculent directeur de cabinet d’Ali Bongo a été nommé, le 7 novembre, à un poste sans relief, celui de ministre du Suivi de la stratégie des investissements humains. Une chute qui sonne peut-être le glas des «jeunes émergents».

L’omniprésent, l’omnipotent et demi-Dieu, le “tout-puissant” directeur de cabinet du président de la République, Brice Laccruche Alihanga, a été débarqué de la présidence de la République, à l’issue du Conseil des ministres, le 7 novembre à Libreville. Nommé ministre chargé du Suivi de la stratégie des investissements humains, Brice Laccruche Alihanga voit ses nombreux soutiens tomber en disgrâce, notamment Justin Ndoundangoye, débarqué du gouvernement.

Qui l’aurait cru ? Le directeur de cabinet d’Ali Bongo, nommé en août 2017 et considéré comme l’homme le plus puissant de la République depuis les ennuis de santé du président de la République, vient d’être débarqué du cabinet du chef de l’État. Le «messager intime» d’Ali Bongo, l’auteur du très célèbre slogan «celui qui boude, il bouge», a été «rétrogradé» au poste de «simple» ministre chargé du Suivi de la stratégie des investissements humains.

Cette chute préfigure sans doute une nouvelle redistribution des cartes, notamment dans la haute administration, où le président de l’Association des jeunes émergents volontaires (Ajev), Brice Laccruche Alihanga, a tissé sa toile en captant tous les postes juteux et stratégiques. La nomination de celui qu’on a présenté depuis plusieurs mois comme le successeur d’Ali Bongo à la tête de l’État rehausse l’autorité du Premier ministre longtemps piétinée par l’ancien directeur de cabinet du chef de l’État. «BLA» a-t-il boudé ?

Ce qui est certain, l’horizon est plus ou moins clairsemé et les Gabonais attendent la nomination du successeur de «BLA», pour mesurer la marge de manœuvre du gouvernement et d’Ali Bongo dans la gestion du pays.

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