Le Pozzo Di Borgo, l’hôtel particulier acquis en 2010 par le Gabon pour 65 milliards de francs CFA intéresse un fonds émirati qui propose 450 millions d’euros.
Le Pozzo Di Borgo, l’hôtel particulier acquis en 2010 par le Gabon pour 65 milliards de francs CFA intéresse un fonds émirati qui propose 450 millions d’euros.

Selon La Lettre du continent, l’ancien hôtel parisien appartenant au Gabon aurait récemment été proposé à l’achat par un fonds émirati. Devenu encombrant ces dernières années, la vente de ce bien pourrait permettre à l’État gabonais de se faire une jolie marge de bénéfice évaluée à plus de 200 milliards de francs CFA.

Rien n’est encore officiel, et certains doutent que l’affaire soit conclue avant de longs mois, voire quelques années. Pourtant, la proposition d’achat à 450 millions d’euros, soit 295 milliards de francs CFA, faite récemment par le sheikh Ahmed bin Dalmook al-Maktoum au Gabon pour le Pozzo di Borgo a de quoi faire saliver tout propriétaire immobilier. Mercredi 6 novembre, La Lettre du continent a en effet révélé que le lointain cousin de l’émir de Dubaï s’intéresse particulièrement à l’ancien hôtel particulier de luxe du 7e arrondissement parisien acquis en 2010 par l’État gabonais pour la somme de 65 milliards de francs CFA.

Si d’aucuns, sur les réseaux notamment, voient cette proposition comme une occasion à saisir pour les autorités gabonaises, c’est que ces dernières années ce bien immobilier n’a pas vraiment été utile au Gabon. Bien au contraire. Il est apparu comme un poids, une faiblesse pour le pays ayant acquis une réputation de mauvais payeur. Or, le Pozzo di Borgo était devenu le moyen de pression privilégié des créanciers du Gabon ces derniers temps.

En janvier 2018, l’hôtel de luxe avait été saisi par le groupe Kontinental. Quelques mois plus tôt, le défunt entrepreneur italien Guido Santullo avait fait de même, renouvelant ainsi «l’exploit» de 2015. Tous deux réclamaient de fortes sommes d’argent au Gabon pour des travaux plus ou moins réalisés à Libreville et à l’intérieur du pays.

Pour l’heure, le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS), nouveau gérant du bien immobilier, n’a ni confirmé ni infirmé l’information de nos confrères. Les autorités gabonaises ne sont donc pas officiellement disposées à vendre l’hôtel particulier du 7e arrondissement de Paris.

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