Brice Laccruche Alihanga
Brice Laccruche Alihanga. L’Ajev s’était éclipsée ces derniers temps, laissant les feux de la rampe à ses excroissances politiques – Rassemblement pour la restauration des valeurs (RV) et les Sociaux-démocrates gabonais (SDG). Mais l’argent détourné viendra forcément à manquer qui permettaient de rabattre des figurants et acheter des voix.

Trois des principales têtes d’affiche de l’Association des jeunes émergents volontaires (Ajev) ont été limogées hier. Leur gestion était décriée depuis plusieurs mois, notamment à la CNAMGS et à la SEM. L’association mère de Brice Laccruche et ses excroissances politiques sont à la peine. Un conseil des ministres aura suffit.

Renaud Allogho Akoué, directeur général de la Caisse nationale d’assurance-maladie et de garantie sociale (CNAMGS), limogé ! Ismaël Ondias Souna, directeur général de la Société équatoriale des mines (SEM), écarté ! Christian Patrichi Tanasa, patron de la Société nationale des Hydrocarbures (GOC), viré !

Ces trois postes, parmi les plus sensibles, mais aussi les plus rémunérateurs de la République, ont échu respectivement à Séverin Anguilet, ancien manager de N’Sia-Gabon, David Ossibadjouo, ingénieur-géologue, précédemment directeur général adjoint de la Nouvelle Gabon Mining (NGM) et François Ntombo Tsibah, dont on ne connaît pas grand-chose.

Beaucoup a été dit et écrit sur les trois managers limogés. Proches de l’ancien directeur de cabinet du président de la République, ils sont cités dans des malversations financières. Renaud Allogho Akoué se serait beaucoup alimenté dans les directions régionales, notamment à Oyem (siège de la direction régionale Woleu-Ntem / Ogooué-Ivindo), tandis qu’Ismaël Ondias Souna a laissé des «ardoises» surtout à la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab). Quant à Christian Patrichi Tanasa, la Lettre du Continent a insinué dans son édition de la semaine l’existence d’opérations incontrôlées dans les circuits financiers liés au pétrole pendant l’absence d’Ali Bongo pour raison de santé.

Ce n’est pas seulement dans la haute administration publique et parapublique que l’Ajev a été frappée en plein cœur, elle l’a également été au niveau du gouvernement. Justin Ndoundangoye, qui ne sera resté qu’un mois dans la sorte de ministère du ciel et de la terre qu’est le département des Transports, de l’Equipement, des Infrastructures et des Travaux publics, et Arsène Nkoghé Nzé, ministre délégué à l’Intérieur, ont été ”remerciés”, tandis que Tony Ondo Mba a perdu les Mines et ne garde que l’Energie et les Ressources hydrauliques. «Si cela peut leur apporter de l’humilité, cela fera beaucoup de bien à tout le monde», a suggéré un député du Haut-Ogooué. En tout cas, en coup de baguette l’Ajev a perdu, en une soirée, presque toute sa superbe. Si l’association s’était éclipsée ces derniers temps, laissant l’action et les feux de la rampe à ses excroissances de formations politiques – Rassemblement pour la restauration des valeurs (RV) et les Sociaux-démocrates gabonais (SDG), l’argent viendra forcément à manquer avec les évictions sus citées. Ces pompes à fric détourné permettaient de rabattre des figurants et acheter des voix. À quoi va ressembler les prochaines sorties des entités associatives et politiques de Brice Laccruche, si tant est qu’il y en aura encore.

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