li Bongo, président du Gabon, le 5 octobre 2019. © Twitter/Présidence du Gabon
li Bongo, président du Gabon, le 5 octobre 2019. © Twitter/Présidence du Gabon

Ce nouveau feuilleton politico-judiciaire est d’une ampleur inédite, car il touche l’entourage de l’ancien homme fort de la présidence, Brice Laccruche Alihanga.

Huit personnes ont été placées en détention provisoire dans le cadre d’une vaste opération anticorruption lancée au Gabon, a annoncé jeudi 28 novembre le procureur de Libreville André Patrick Roponat. « Des poursuites sont exercées contre des compatriotes pour des faits de détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux (…). Il y a huit personnes qui ont été placées en détention préventive à la maison d’arrêt, et d’autres en liberté provisoire », a annoncé M. Roponat dans une déclaration diffusée à la télévision nationale.

Dans ce pays d’Afrique centrale régulièrement pointé du doigt dans des affaires de détournement de fonds, un nouveau feuilleton politico-judiciaire a éclaté il y a quelques semaines. D’une ampleur inédite cette fois, car touchant l’entourage de l’ancien homme fort de la présidence gabonaise, Brice Laccruche Alihanga.
129 millions d’euros « volatilisés »

Son limogeage le 7 novembre du poste de directeur de cabinet de la présidence d’Ali Bongo Ondimba, fonction qu’il occupait depuis plus de deux ans, a sonné le coup d’envoi d’une vague d’interpellations sur fond de soupçons de corruption et de malversations financières. M. Laccruche occupe désormais un poste à l’intitulé singulier, celui de ministre chargé du suivi de la « stratégie des investissements humains et des objectifs de développement durable ».

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Au cœur de l’enquête, la gestion d’une entreprise publique, la Gabon Oil Compagny (GOC), où 85 milliards de francs CFA (129 millions d’euros) se seraient « volatilisés », selon un article publié mercredi par le quotidien progouvernemental L’Union. L’administrateur directeur général de cette entreprise, Patrichi Tanasa, proche de M. Laccruche, fait partie des personnes incarcérées, a confirmé à l’AFP son avocat Jean-Paul Moubembe.

Le Monde avec AFP

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