Dans un environnement marqué par la résiliation de la convention de concession pour motif d’intérêt général et la réquisition par l’État gabonais, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) a éprouvé en 2018 des difficultés à satisfaire avec efficacité ses usagers dans la fourniture en eau et en électricité.

Le rapport du conseil d’administration de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) affiche un bilan des activités jugé insuffisant, pour répondre aux attentes de la population gabonaise. La production électrique brute globale (y compris les achats) a connu une légère augmentation de +0,1% pour atteindre 2344 GWh contre 2342 GWh en 2017. Le nombre d’abonnement d’électricité a augmenté de +8,8%, soit 376 403 abonnés en 2018 contre 345897 en 2017. La production d’eau potable quant à elle a baissé légèrement de -0,2% pour atteindre 116,5 millions de m3 sur l’ensemble du territoire.

Concernant la production d’électricité, la place de l’agglomération de Libreville reste prépondérante avec 68,8% de l’activité de la société. Elle s’est établi à 1613,5 GWh en 2018 dont 43,7% contre 40% en 2017 de contribution des usines hydroélectriques, dans la production brute du réseau interconnecté de Libreville et 0,8% de la part du gazole, soit une réduction de -2% de la part totale dans le mix de production de l’Estuaire. A Port-Gentil, la production brute s’est établit à 283,7 GWh, soit -4,7% par rapport à 2017. La production du réseau interconnecté de Franceville reste en quasi-totalité d’origine hydroélectrique. Elle a augmenté de +0,2% pour atteindre 262,5 GWh. Sur les autres exploitations, la production brute totale a augmenté légèrement à 184,4 GWh en 2018 contre 182,8 GWh en 2017. La part de gazole pour ces autres centres est de 80,4%.

Au niveau des ventes d’électricité (hors consommations propres), celles-ci ont connu une hausse de 0,1% par rapport à l’année 2017 pour atteindre 1806,1 GWh. Soit un ratio de facturation de 77,5%, identique au ratio réalisé en 2017 (77,5%).

La commercialisation de l’eau potable a connu une baisse globale de production de -0,2% pour atteindre 116,5 millions de m³, sur l’ensemble du territoire. Libreville enregistre la plus forte diminution sur son volume, soit -1,5% représentant 69% du total de l’activité avec 80,3 millions de m³ sur l’année 2018. «Cette baisse est essentiellement le résultat de l’arrêt de certains forages pour indisponibilité des pompes ou pour taux de chlorure élevé», souligne le rapport du conseil d’administration de la SEEG.

Quant aux ventes globales, elles s’établissent à 61,7 millions de m³, soit -1,1% comparées à 2017. À Libreville, elles sont à 40,4 millions de m³ (-1,4%). Cependant, le nombre d’abonnements est passé de 188630 abonnés à 200692 abonnés, ce qui représente une progression de +6,4% par rapport à l’exercice 2017.

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