Le président du Gabon, Ali Bongo (C), passe en revue les troupes lors d'une cérémonie à Libreville le 16 août 2019 au Mausolée du premier président, lors d'une cérémonie de dépôt de gerbes. - Le 16 août 2019, le président gabonais Ali Bongo a fait sa première apparition en public après près de 10 mois depuis un accident vasculaire cérébral (Photo de STEVE JORDAN / AFP)

Alors que le président Ali Bongo, affaibli par la maladie, fait toujours l’objet de nombreux doutes et spéculations sur son contrôle effectif du pouvoir, des poursuites ont été lancées contre plusieurs de ses plus proches collaborateurs. Dans ce contexte, la nomination à la présidence de Noureddin Bongo le fils du président Ali Bongo ravive les curiosités.

Parmi les personnalités qui font face à des ennuis judiciaires dans le cadre de l’opération baptisée “Scorpion”, il y a Ike Ngouoni ex porte-parole de la présidence et Brice Laccruche Alihanga ex-directeur de cabinet du président. La justice parle de détournements de deniers publics, de concussion et de blanchiment de capitaux.

Etonnant puisque contrairement à ce que l’on observe plus souvent sous d’autres cieux où ce sont les voix critiques ou des opposants qui ont des ennuis judiciaires, ici il s’agit de détenteurs de pouvoir. Etonnant aussi vu le caractère soudain de la campagne présentée par le Premier ministre en fonction, Julien Nkogue Bekale, comme étant un assainissement de l’espace au plus haut sommet de l’état.

Un assainissement qui en tout cas n’a pas l’air de convaincre une partie des Gabonais.

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