Jean Ping, lors d'une intervention vidéo sur Facebook, le 18 août 2017.

Disant travailler activement afin de permettre au Gabon de connaître l’alternance au sommet de l’Etat, le chef de file de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) a annoncé mardi l’aboutissement de son combat «dans les plus brefs délais».

Alors qu’il n’a pas cessé de se présenter à l’opinion comme le «président élu du Gabon», Jean Ping s’apprête-t-il à voir son rêve d’accéder à la magistrature suprême se réaliser ? Si des doutes subsistent, le président de la CNR, lui, est apparu plutôt convaincu ce mardi 10 décembre à la faveur d’une déclaration faite à son domicile à Libreville. «Investi de la mission qui est la mienne par les vivants et les morts, de toute mon âme, je suis tourné en cette fin d’année 2019 vers l’aboutissement de ce combat», informe-t-il, tout en précisant qu’il «travaille pour que nous entrions dans l’alternance dans les plus brefs délais».

Si l’ancien candidat de l’opposition à la présidentielle de 2016 semble si sûr de lui, c’est qu’il compte sur «les gages donnés aux partenaires du Gabon, aux pays amis du Gabon qui ont des ressortissants établis dans notre pays [et] les assurances répétées publiquement en direction de nos compatriotes sans exclusive». Il assure également avoir «multiplié [les contacts] avec ceux qui, même sans s’afficher, ont été sensibles à [son] appel au rassemblement de novembre 2018».

Appel à la mobilisation des Gabonais

Pour l’aider à y parvenir, Jean Ping dit toutefois avoir besoin du soutien du «peuple qui n’en peut plus d’attendre». «Après avoir longtemps fait barrage contre toute tentation de jeter qui que ce soit en pâture ou à la vindicte populaire, je dis au peuple gabonais, que si nécessaire, le temps est venu de désigner l’ennemi, de se lever et de marcher», appelle-t-il, tout en précisant que l’ennemi de l’alternance à laquelle il aspire est «celui qui condamne le Gabon à se saigner de toutes ses ressources financières, laissant à l’abandon l’école et la santé [tout comme] celui qui condamne notre pays à la mort lente».

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